Energie renouvelable

Le Bahreïni Terra Sola quitte le Maroc

Moins de deux ans après avoir posé pied au Maroc en y annonçant plusieurs projets d’envergure dans la production d’électricité à base d’énergie solaire, le groupe helvético-bahreini Terra Sola décide finalement de remballer précipitamment la toile. En effet, ce groupe spécialisé dans le développement et l’exploitation de centrales solaires photovoltaïques vient de liquider sa filiale marocaine Terra Sola Maroc.


Ce virage prend à contre-pied l’effet d’annonce qui avait suivi l’arrivée au Maroc de ce groupe qui compte dans son pipe de développement plusieurs fermes solaires à travers sa zone de prédilection, à savoir la région MENA (Afrique du nord et Moyen-Orient), pour un total de 3000 MW. Rappelons que Terra Sola avait annoncé, par la voie de son président suisse, la construction dans plusieurs régions de notre pays de quelques de 16 stations photovoltaïques (rien que cela !) d’une capacité unitaire de 25 MW. Ce qui devait en faire le premier fournisseur d’électricité à base d’énergie solaire derrière l’Agence Marocaine de l’Énergie Solaire (Masen). Mais qu’est ce qui a pu bien se produire pour qu’un groupe coté à la bourse de Berlin fasse marche arrière pour des projets aussi ambitieux et qualifiés de « structurants » et qu’il avait annoncé au marché comme étant un de ses principaux axes de développement sur les années à venir ? Certes, cet investisseur n’a pas pu faire mieux que le stade de la pré-qualification pour le marché lancé par Masen pour le développement de la composante photovoltaïque du programme solaire Noor (Noor PV1) ; mais cela justifie-t-il un tel repli précipité ?

La raison est peut être ailleurs : depuis la promulgation en 2011 de loi 13-09 sur les énergies renouvelables (ENR), une « carte solaire » devait être arrêtée par les autorités de régulation afin de guider les investisseurs privés vers les zones potentiellement exploitables. Or à ce jour, il n’en est rien. Et plusieurs développeurs sont toujours dans les starting-blocks. D’où d’ailleurs, l’absence de tout closing à ce jour d’une station solaire de la part d’un opérateur privé. On demande ce qu’attendent les autorités alors que le Maroc est positionné sur un ambitieux Plan Solaire 2020.

 
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