International

Le chef de l’EI est mort, selon la chaîne d’État syrienne

La chaîne d’État syrienne a annoncé la mort du leader de l’organisation l’État islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, lors d’une attaque aérienne sur Raqqa, bastion de l’organisation en Syrie, selon le journal britannique The Sun.


Le quotidien ajoute qu’il est possible qu’il ait été « tué » lors des campagnes de bombardement au phosphore blanc, menées par les forces de la coalition la semaine dernière dans la région contrôlée par l’EI. Selon l’antenne britannique de l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, 13 civils sont morts dans les raids de la coalition à Raqqa au cours des dernières 24 heures, précise The Sun.

Cependant, ce n’est pas la première fois que l’annonce de la mort d’Abou Bakr al-Baghadi, dont la tête a été mise à prix à 25 millions de dollars, ait été rapportée ; et de nombreux experts sont sceptiques quant à ces informations, souligne la même source. La mort serait certainement une victoire de propagande pour le régime Al Assad, alors que la guerre civile en Syrie se poursuit, analyse le journal.

Pour sa part, le canal de propagande de l’EI, Amaq, n’a pas confirmé la mort du leader. Même son de cloche chez les activistes syriens de Raqqa24. Ils ont fait état d’une attaque aérienne sur la ville qui a tué au moins sept civils samedi 10 juin 2017, sans toutefois faire mention d’al-Baghdadi note, The Sun. Quant à la cachette du numéro 1 de l’organisation, les agences de renseignement estimaient qu’elle se trouvait dans le désert à la périphérie de la ville assiégée de Mossoul. Il aurait fui par la suite vers la capitale de l’EI, Raqqa, lorsque l’armée irakienne a avancé.

La nouvelle de la « mort » du leader de l’EI s’est propagée dans les points de vente locaux alors que les forces irakiennes ont annoncé que son adjoint, Ayad al-Jumaili, a été tué dans une attaque aérienne près de la frontière irakienne avec la Syrie. al-Jumaili – ancien officier des renseignements de Saddam Hussein – a été qualifié de « second commandant » et « ministre de la guerre » de l’EI par la télévision irakienne, précise The Sun.

Le journal rappelle qu’en janvier 2017, les rapports ont affirmé que al-Baghdadi était « gravement blessé »  par les raids aériens dans le nord de l’Irak. Plus tard en mars 2017, le Pentagone a déclaré qu’il a réussi à survivre malgré les efforts répétés de la coalition dirigée par les États-Unis pour le mettre hors d’état de nuire.

Parlant à CNN, le porte-parole du Pentagone, Peter Cook, a déclaré : « Nous pensons que al-Baghdadi est vivant et dirige toujours l’EI et nous faisons évidemment tout notre possible pour suivre ses mouvements. Si nous avons l’occasion, nous profiterions certainement de toute possibilité pour lui délivrer la justice qu’il mérite. Nous faisons tout notre possible. C’est quelque chose sur laquelle nous passons beaucoup de temps ». Pour sa part, le secrétaire d’État Rex Tillerson a estimé que c’était « une question de temps » avant que le chef ne soit tué. « Presque tous les députés d’Abou Bakr al-Baghdadi sont maintenant morts, y compris le cerveau derrière les attaques de Bruxelles, de Paris et ailleurs. Ce n’est qu’une question de temps avant que al-Baghdadi ne connaisse le même sort », a-t-il déclaré.

Pour rappel, Abou Bakr al-Baghdadi a séjourné par le passé dans une prison militaire américaine après s’être joint à l’insurrection qui a émergé suite à l’invasion de l’Irak par l’armée américaine en 2003.

 
Article précédent

Crise du Golfe : le Roi Mohammed VI opte pour le dialogue

Article suivant

Tramway et BHNS de Casablanca : RATP Dev en pôle position sur l’exploitation