Conjoncture

Le CMC passe au scanner les relations Maroc-Afrique

La coopération, le commerce, les IDE, le positionnement compétitif du Royaume, le transport et le potentiel de croissance en Afrique. Autant de points que le Centre Marocain de Conjoncture a passé en crible dans un numéro spécial de sa lettre mensuelle pour analyser les relations entre le Maroc et l’Afrique. Les détails.


1- Coopération Maroc-Afrique: les moteurs de la croissance africaine
Plusieurs développements récents donnent à espérer que les relations MarocAfrique prennent le chemin d’un modèle de co-développement Sud-Sud, comme par exemple, les multiples visites du Chef de l’Etat, la volonté du Maroc de  réintégrer l’Union Africaine, la consolidation de la présence du secteur privé marocain en Afrique et les grands projets communs en perspective. Dès lors, il devient incontournable de s’interroger sur l’avenir de l’économie africaine et particulièrement sur les moteurs de sa croissance. Il ressort que l’agriculture, la mobilisation des infrastructures notamment dans le domaine de l’énergie et les services sont les secteurs à fort potentiel.

2- Commerce Maroc-Afrique: perspectives de développement prometteuses
La coopération entre le Maroc et les autres économies du continent noir dépasse le simple cadre économique pour s’étendre à de nombreux autres domaines (culture, religion, sécurité, etc.). Les visites Royales n’ont cessé de se multiplier dans une diversification des destinations des pays africains tous blocs confondus. L’objectif recherché est d’intensifier les échanges et de renforcer le partenariat. Cette coopération Sud-Sud connaîtrait, à l’avenir, un regain de dynamisme à la faveur du retour effectif du Maroc au sein de la communauté africaine depuis fin janvier 2017, communauté dont il s’était retiré en 1984.

3- Investissement directs étrangers : un potentiel particulier du Maroc pour l’Afrique
Au niveau mondial, les investissements directs étrangers ont été orientés à la hausse au cours de ces deux dernières années. Cette tendance est due plus particulièrement aux fusions et acquisitions qui ont augmenté très sensiblement. Cette hausse des investissements a concerné aussi bien les pays développés que les pays en voie de développement. L’Afrique, elle, n’a pas bénéficié de cette tendance positive. Elle a été moins attractive à cause d’une part de la baisse des prix des produits de base et d’autre part de la situation économique et politique qui caractérise la plupart des pays qui la constituent.  Dans ce contexte africain, marqué par de nombreuses perturbations, le Maroc a été l’un des pays africains qui a attiré le plus d’investissements en 2015. Aujourd’hui le pays est aussi un investisseur en Afrique. En effet, dans le cadre de la coopération Sud-Sud,  le Maroc multiplie ses efforts en investissant et en élargissant ses canaux de présence sur ce continent.

4- Positionnement compétitif du Maroc: dans le peloton de tête africain
Nombreux sont ceux qui considèrent que les efforts déployés par le Maroc pour améliorer sa compétitivité ne suffisent pas à insuffler à son économie la dynamique nécessaire à une confortable installation dans l’émergence. L’attractivité du Maroc sur le plan international fait l’objet, au même titre que la majorité des économies du reste du monde, d’une évaluation régulière par plusieurs organismes et institutions reconnus sur le plan mondial. Parmi les plus influents on compte la Banque Mondiale avec Doing Business, le Forum Economique Mondial avec son Rapport global sur la compétitivité mondiale ou encore le magazine économique et financier Forbes… Ces différents rapports ont la prétention de mesurer le niveau d’avancement de chaque pays dans différents domaines et partant de susciter l’émulation à l’accélération des réformes et à l’introduction de mesures en faveur du potentiel compétitif de chaque nation.

5- Transport entre le Maroc et l’Afrique: un secteur en plein essor
La stratégie développée par le Maroc envers le continent africain ambitionne de l’affirmer en hub régional, au service du co-développement dans différents domaines. Cet engagement s’est matérialisé par l’implication des entreprises publiques marocaines dans la mise en œuvre de différents projets ayant trait au développement des infrastructures de base, les opérateurs privés se sont engagés au développement des secteurs de services soutenus par une diplomatie économique dynamique.

6- Potentiel de croissance en Afrique: perspectives de consolidation
Puisant sa force motrice de la démographie, des ressources naturelles mais aussi des opportunités d’investissements de plus en plus attractives, la dynamique de croissance en Afrique a pris un nouvel élan ces dernières années. L’économie africaine enregistre désormais l’un des rythmes de croissance les plus soutenus parmi les régions en développement et ce en dépit des disparités persistantes entre les différentes zones du continent. Les perspectives pour les années à venir semblent s’inscrire dans la même tendance avec la consolidation des facteurs de croissance les plus déterminants. On estime en effet que la progression de la production et des revenus à l’échelle du continent se maintiendra dans les années à venir à un rythme dépassant la moyenne de 4,5 % par an malgré les incertitudes pesant sur l’environnement international.

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