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Le Conseil de la Concurrence renforce sa démarche

Le Conseil de la Concurrence passe à la vitesse supérieure en organisant une conférence internationale à Rabat, les 13 et 14 novembre courant, sous le titre « Politiques et Droit de la concurrence. Expériences nationales et partenariat international ».


Créé en 2000, et ayant exercé depuis 2008 une activité consultative, le Conseil de la Concurrence (CC) a été transformé en organe constitutionnel par la Constitution de 2011. Les deux premières années de « redémarrage » de cette institution, en 2018 et 2019, se sont notamment traduites par la production de plusieurs rapports et d’avis sur des questions économiques centrales, notamment celle afférente au marché des hydrocarbures.

Dans un contexte international caractérisé par une « nouvelle génération de guerres commerciales », le CC est certainement appelé à jouer un rôle fondamental dans le développement de la compétitivité des entreprises, aussi bien au niveau national qu’au niveau international, où les nouvelles technologies de l’information et de la communication ont contribué à une accélération des processus de transformation de presque tous les secteurs, pas seulement économiques.

Lire aussi : Driss Guerraoui : « Mettre les politiques de la concurrence au service de la démocratie économique »

Cette conférence sied une dimension international à plusieurs titres. En effet, trois organisations internationales : la CNUCED, l’OCDE et la Banque Mondiale y participent. Cinq experts originaires d’Etats africains (Afrique du Sud, Kenya, Algérie, Tunisie et Gambie) et du Maroc sont venus partager leurs expériences. C’est aussi le cas de quatre experts venus de pays d’Asie (Chine, Turquie, Inde et Japon), de cinq experts européens (Royaume Uni, Portugal, Autriche, Allemagne et Suisse) et d’un expert brésilien. C’est là une diversité exceptionnelle de points de vue et d’expériences pratiques. Au niveau national, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le Conseil économique, social et environnemental (CESE) ont aussi été invités à partager leurs visions sur la question de la concurrence.

Partager les meilleures pratiques nationales et internationales est le premier objectif de cette rencontre. Tisser des relations de coopération et faire face aux nouveaux défis inhérents à la « révolution digitale » en cours, source d’une nouvelle complexité dans les rapports internationaux est le nouveau défi à relever. C’est là un évènement traduisant cette prise de conscience mondiale d’un besoin de développer la concurrence loyale, synonyme de démocratie économique et non antinomique à la justice sociale.

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