Agroalimentaire

Le français Azelis met la main sur une PME marocaine

Quelques mois à peine après avoir réalisé sa première croissance externe de 2018 en acquérant le distributeur irlandais P-K Chemicals Limited, le groupe français Azelis casse sa tirelire pour mettre la main sur la PME marocaine Distralim.


En effet, le distributeur de produits chimiques et d’ingrédients alimentaires vient de racheter, à travers sa filiale Azelis Morocco, 100% du capital de Distralim, un des premiers acteurs marocains de distribution des additifs alimentaires connus pour ses produits à usage industriel varié (poudre de lait, assaisonnements pour charcuterie, texturants, édulcorants, arômes, conservateurs …). Pour le groupe Azelis, dont la présence sur le marché marocain remonte à peine à juin 2015, cette opération ayant coûté la bagatelle de 86 millions de DH lui permet d’y atteindre rapidement une taille critique matérialisée par un chiffre d’affaire consolidé de plus de 120 millions de DHet, surtout, un nombre de clients dépassant la centaine et comptant des fleurons du secteur agroalimentaire marocain. Sur le plan stratégique, l’opération apporte une forte complémentarité commerciale et logistique entre le portefeuille de cartes de distribution de Distralim (Tate & Lyele, Lactalis, Kerry, Nutrinova…) et les marques des partenaires d’Azelis que sa filiale marocaine mettait en avant telle celle du coréen Songwon qui fabrique des stabilisateurs de polymères et PVC.

Rappelons qu’Azelis achète des produits chimiques auprès de grands groupes comme Bayer et les revend à 35.000 entreprises à travers le monde qui les utilisent pour leurs produits finis et semi-finis. Cela va de l’alimentation aux produits agricoles, des produits de beauté et d’entretien aux médicaments, en passant par l’électronique, les matières plastiques, le textile et le papier. Depuis sa naissance en 2001, à la suite de la fusion de l’Italien Novorchem et du Français Arnaud, le groupe Azelis a presque quadruplé son chiffre d’affaires consolidé qui s’établit aujourd’hui à plus d’un milliard d’euros (plus de 11 milliards de DH) en avalant au passage une trentaine de PME acquises à travers l’Europe… et depuis peu au Maroc.

 
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