Emploi

Le français Domino HR étend sa toile au Maroc

Quelques mois seulement après avoir posé son baluchon au Maroc, le français Domino HR y opère sa première opération de croissance externe. En effet, ce spécialiste de l’intérim, travail temporaire et formation, vient d’acquérir deux acteurs marocains du même secteur.


Les cibles ne sont autres qu’Interim Express et sa filiale Interim Express Services (dédiée aux métiers de services), deux opérateurs faisant partie du même groupe familial et opérant depuis près d’une vingtaine d’années. A travers Domino HR Morocco, sa filiale marocaine créée en début 2021 en partenariat avec Manol Investissement & Conseil (un autre opérateur français de l’intérim), le groupe Domino HR devient actionnaire à 90% d’Interim Express et Interim Express Services et gagne d’emblée une part de marché assez honorable du marché marocain.

Lire aussi | Saiss Lait, un ex-fleuron industriel qui vit ses dernières heures

Une posture qui lui permet de mieux faire face aux autres acteurs européens solidement implantés de ce côté-ci de la méditerranée, tels que le suisse Adecco ou l’autre français Tectra qui revendique, à lui tout seul, 40% du marché marocain qui est estimé à plus de trois milliards de dirhams et qui affiche une croissance de près de 10% par an depuis plusieurs années. Chaque jour, ce sont plus de 200.000 salariés marocains qui travaillent dans le cadre d’un contrat d’intérim. Un chiffre qui devrait dépasser les 500.000 d’ici 2025, avec l’effet du Covid-19.

Lire aussi | UE. Les certificats Covid-19 délivrés par le Maroc désormais valides

Rappelons, que Domino HR qui compte 110 agences à travers son marché domestique en France, a connu un développement rapide depuis sa création en 1999 par Loïc Labouche. Grâce à une conquête réussie de l’international (avec une présence à ce jour en Suisse, au Portugal, en Belgique et en Pologne), ce groupe réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires consolidé de plus de 150 millions d’euros (plus de 1,6 milliard de DH).

 
Article précédent

Maroc. Les exigences d’une nouvelle ère [Par Jamal Berraoui]

Article suivant

Maroc. Changements au niveau du système de contrôle continu