Automobile

Le français MGI Coutier se renforce au Maroc

Le groupe français MGI Coutier renforce sa présence au Maroc. En effet, parallèlement à l’entrée en service en 2016 de son usine basée à El Jadida, l’industriel rhônalpin monte dans le capital de Sinfa Câbles, l’entité dont il avait déjà pris le contrôle à hauteur 55% en juin 2015. Aussi, ce groupe qui fait partie des dix premiers équipementiers automobiles français vient de hisser à 74% sa participation dans le capital de Sinfa Câbles, qui se spécialise dans la fabrication de câbles de commandes mécaniques avec une usine dotée d’une capacité de production de 20.000 câbles par jour (située à la zone industrielle Moulay Rachid de Casablanca).


Cette opération vient traduire les accords initiaux conclus entre MGI Coutier et l’homme d’affaires Ali Moamah, fondateur de Sinfa Câbles et du groupe industriel éponyme qui revendique un chiffre d’affaires de plus de 1,5 milliard de DH, dont une bonne partie issue des activités liées au secteur automobile. Elle confirme aussi les ambitions du groupe côté à la bourse de Paris pour le Maroc où ses deux plateformes industrielles cumulent déjà  un effectif de près de 150 personnes (dont 70 chez Sinfa Câbles) et un chiffre d’affaires global de 26 millions de DH (dont 19 millions de DH par Sinfa Câbles).

Rappelons que le groupe MGI Coutier revendique, en 2016, un chiffre d’affaires de près d’un milliard d’euros (près de 11 milliards de DH), en croissance de 20% par rapport à 2015. Présent dans 22 pays répartis à travers les cinq continents, ce groupe compte trente-neuf sites industriels, sept bureaux de représentation et près de dix mille salariés. Parmi ses premiers clients Renault-Nissan-Dacia et General Motors figure le français Peugeot-Citroën qui a, d’ailleurs, retenu Sinfa Câbles parmi les fournisseurs marocains de sa future usine de Kénitra (pour le câble capot). Quant au groupe Moamah, son partenariat avec MGI Coutier est le deuxième du genre avec un équipementier mondial avec la cession de la majorité du capital de Sinfa (entité historique du groupe qui fabrique des filtres automobiles) à l’américain Clarcol.

 
Article précédent

Jean-Philippe Imperato, directeur monde de la marque Peugeot : "Je vends là où je produis"

Article suivant

BMCE Bank et la BERD s’attaquent aux crédits documentaires