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Le général et le football : Servir

Quand, au Maroc, on parle de football et de général, on pense tout de suite au général de corps d’armée Housni Benslimane dont l’empreinte sur le foot en particulier et le sport en général aura été remarquable et essentielle.


Nous ici, on voudrait vous évoquer un autre général. Le général de Villiers, officier supérieur français qui a été poussé à la démission à la suite d’un grave désaccord avec Emmanuel Macron. Aussitôt libéré de ses hautes fonctions, le général de Villiers a écrit un livre. Non ce n’est pas un ouvrage où il règle ses comptes, l’homme a de la valeur et le sens de l’honneur. Il se déclare totalement loyal, l’une des citations favorites de cet homme éclairé est d’ailleurs celle-ci : « L’honneur est la poésie du devoir ». Elle est d’Alfred de Vigny et elle en dit long sur l’homme.

Le général de Villiers a déclaré aussi que désormais il va pouvoir se consacrer à son autre passion qui est le football.

Un football où il déclare qu’on y retrouve ce qui fait aussi un peu la force des troupes armées. Au foot, il est aussi besoin de discipline, de préparation, de courage.

L’uniforme, c’est le maillot, on se bat pour lui, on le défend et on le respecte. Une équipe c’est un groupe qui se meut, se déplace, en quête d’un seul but, la victoire.

En foot, comme dans l’armée, il faut avoir un sens aigu du devoir, même si aujourd’hui en foot, des forces obscures viennent altérer les nobles valeurs.

En donnant son interview après la parution de son livre qui s’intitule simplement « Servir », le général n’a pas hésité à faire beaucoup de parallèle entre le foot et le milieu militaire.

« On vit ensemble, on s’entraîne ensemble, on obéit au même règlement, on a des chefs, des supérieurs, mais tous, avec courage et abnégation, forment une seule chaîne vers la victoire. Il faut attaquer, mais il faut aussi défendre. Pour cela, il faut être organisé, ce qui veut dire, entraîné et discipliné. Et par dessus tout, il faut du respect. Et le respect ne s’obtient pas seulement par l’autorité mais aussi et surtout par l’exemple. Pour mener des hommes au feu, ou à jouer dans des stades parfois hostiles et les pousser à se sacrifier, à se dépasser, à risquer leur vie, et leur réputation, c’est faire appel aux mêmes valeurs. Le soldat et le bon, le vrai footballeur, peuvent se retrouver dans beaucoup de valeurs et de domaines. Quelqu’un a dit et c’est beau :  »Le foot n’est pas une question de vie et de mort, c’est bien plus que cela » (Gary Lineker, joueur anglais des années 90 et aujourd’hui consultant). On peut, en y réfléchissant bien, trouver beaucoup de concordances entre le foot et la vie militaire. Il faut de bons équipements, de l’entretien, se soigner le mieux possible et dans les meilleurs délais. Il faut être entouré de spécialistes dans tous les domaines et surtout, surtout, tout doit être concentré sur un même objectif.

Et je n’ai pas besoin de souligner qu’en foot, comme dans l’armée, il faut de la stratégie ».

Un journaliste a demandé au général quel était son livre de chevet. Il a  répondu, (tiens tiens), c’est « Le rôle social de l’officier » de Lyautey.

« Cette fibre sociale, centrale dans le livre a été le guide de ma carrière. « Humanité » est mon maître mot, car sans les autres nous ne sommes rien. Je me suis toujours plus intéressé à mes subordonnés qu’à mes chefs.

J’ai demandé qu’on m’obéisse en ayant le courage de venir me le dire si on n’est pas d’accord. Quand on est libre, on peut dire la vérité. Et quand on dit la vérité, on est heureux ».  

 
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