Maroquinerie

Le groupe de luxe Prada liquide sa filiale marocaine

Huit ans après avoir pris pied au Maroc, le groupe italien de luxe Prada met fin définitivement à son aventure. En effet, le géant milanais plus que centenaire (avec une création qui remonte à 1913), vient de liquider sa filiale Prada Maroc qu’il avait créée en novembre 2011, quelques mois avant d’ouvrir son premier flagship géré en direct au Morocco Mall (à Casablanca).


Il faut dire que malgré l’ouverture, dans la foulée, d’un deuxième point de vente à Marrakech dans le fleuron de l’hôtellerie mondiale La Mamounia et d’un autre magasin au sein du Morocco Mall (dans l’enceinte cette fois de Galerie Lafayette qui a, elle-même, plié bagage), le groupe Prada qui commercialise, outre la marque éponyme phare, les marques Miu Miu et Church’s, n’a jamais pu rentabiliser les frais de structure de sa filiale marocaine. Au contraire, cette dernière a creusé ses pertes pendant des années malgré trois recapitalisations. Au total, le groupe avait déjà cumulé dès 2016, année où il s’est résolu à baisser le rideau de ses magasins marocains, près de 100 millions de dirhams en pertes cumulées. Assez suffisant pour convaincre le top management qui s’évertue, depuis quelques années, à surmonter la panne de croissance et la baisse de la rentabilité, de remballer sa toile au Maroc.

Il faut dire que rien qu’en 2017, le groupe Prada a fermé pas moins de 23 boutiques à travers le monde, sur les 625 points de vente gérés en direct. Il a également lancé la rénovation ou relocation de 140 autres points de vente. Une année qui fut d’ailleurs assez compliquée avec un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros (plus de 33 milliards de dirhams) en repli de 2% à taux de changes constant (4% à données constantes) et une marge opérationnelle en perte d’altitude à 11,8 % (moins 1 point de % par rapport à 2016) alors qu’en 2013, Prada faisait encore partie des groupes de luxe les plus rentables. Une place qu’il a perdue aujourd’hui au profit de son rival LVMH ou du groupe Kering qui détient d’autres marques de luxe, Gucci, Yves Saint Laurent et Balenciaga.

Challengenews
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