BTP

Le groupe ibérique ACS ferme une deuxième filiale au Maroc… en l’espace d’un an

Le géant espagnol ACS poursuit la rationalisation de sa présence au Maroc.


En effet, un an après avoir liquidé Coinsmar Instalaciones y Servicios qui opérait dans le secteur marocain sinistré du montage industriel (où plusieurs déconfitures ont été déplorées au cours des dernières années), le groupe spécialisé dans le BTP et l’infrastructure vient de liquider une autre filiale marocaine. Il s’agit cette fois-ci d’Imesapi Maroc, qui intervenait dans les métiers du génie hydraulique (canalisation, épuration, maintenance et réhabilitation…).

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Aussi, après avoir gagné un certain nombre de contrats au lendemain de sa création en 2011, cette filiale d’Imesapi (filiale directe de Grupo Cobra qui, au sein d’ACS, brasse l’ensemble des métiers de l’ingénierie et l’infrastructure énergétique et industriel) a connu un certain passage à vide. D’où la décision de la maison mère ultime de tourner la page de l’aventure marocaine et de concentrer sa présence au Maroc dans les gros chantiers d’infrastructure industrielle et énergétique à travers ses autres filiales TEDAGUA, qui a construit l’unité de dessalement d’eau de mer d’Al Hoceima et INITEC Energía Maroc qui a décroché, en 2019, un méga contrat avec l’OCP, portant sur la construction et la mise en service, à partir de 2021, de deux usines d’acide sulfurique pour un montant de 255 millions d’euros (près de 2,8 milliards de dirhams). Des projets qui ont contribué à hisser le Maroc au top 10 des pays générateurs de business pour ce groupe basé à Madrid, avec plus d’un milliard de dirhams en 2019.  

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Rappelons, que le groupe ACS revendique un chiffre d’affaires mondial de 39 milliards d’euros (plus de 420 milliards de DH soit plus du tiers du PIB marocain !), dont près de 80% dans les métiers de la construction et les infrastructures. Son résultat d’exploitation s’est élevé, quant à lui, à 2,12 milliards d’euros (soit 23 milliards de dirhams).

 
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