Transfert d’argent

Le groupe Tazi met la main sur Cash Plus

Mis en vente depuis 2017, l’opérateur de transfert d’argent et de paiement Cash Plus vient de trouver preneur.


Le numéro deux du métier du transfert d’argent (derrière le leader incontesté Wafacash) vient d’être cédé à titre majoritaire à un des plus anciens groupes industriels marocains. Il s’agit du groupe Tazi, plus connu par la marque phare de son pôle industriel, à savoir Richbond, qui a finalement racheté les parts du fonds Mediterrania Capital II, ainsi qu’une partie de celles détenues par les fondateurs.

Il faut dire que Cash Plus est un actif assez attrayant avec son réseau de plus de 1.300 points de vente et sa récente licence d’établissement de paiement (octroyée en 2018 par Bank Al-Maghrib), qui lui permet d’étendre la gamme de ses points à de nouveaux services (paiement de facture, paiement d’impôts et surtout collecte de dépôts auprès de ses clients).

Si le fonds dirigé par Mediterrania Capital Partners (MCP) et qui pilotait le processus de cession depuis deux ans a eu du mal à trouver preneur (y compris auprès de quelques établissements bancaires qui ont regardé le dossier), c’est que le prix exigé, à savoir 400 millions de dirhams, était jugé assez élevé par les acheteurs potentiels pour une société qui réalise tout de même moins de 200 millions de dirhams de chiffre d’affaires et une marge opérationnelle aux alentours de 20%.

Selon des sources proches du dossier, les vendeurs ont dû revoir leurs aspirations à la baisse alors que l’acheteur, lui, voulait absolument prendre pied dans les services à valeur ajoutée. Une opération qui lui permet de diversifier les canaux de son chiffre d’affaires consolidé, lequel tutoie actuellement la barre des deux milliards de dirhams de revenus principalement à partir de ses activités industrielles et notamment son pôle literie où Richbond SA se partage le marché marocain avec son rival de toujours Dolidol (Groupe Berrada).

Rappelons que le groupe Richbond a également étendu sa présence en Afrique subsaharienne avec deux usines de fabrication de matelas, l’une acquise au Kenya en 2018 et l’autre créée ex-nihilo à Abidjan et entrée en service il y a quelques mois.

Challengenews
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