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Le lancement de la campagne de communication

 


Le siège du HCP était en effervescence le 10 juin. Entouré de hauts responsables gouvernementaux et notamment d’Abdallah Baha, ministre d’Etat et de Charki Draiss ministre délégué à l’Intérieur et des secrétaires généraux des ministères concernés par le recensement général, Ahmed Lahlimi a procédé au lancement de la campagne de communication.

A près une série d’entretiens avec les organes de presse, le Haut-commissaire ouvre la séance d’ouverture de la campagne. L’allocution qu’il  a prononcée a été pleine d’informations et de messages. A chaque allusion à l’intérêt de cette opération, les chuchotements annonçaient le captage de messages et de leurs destinataires. L’épisode des publications des chiffres relatifs au taux de croissance et au déficit budgétaire et de ce qu’elles ont suscité comme débats et altercations par medias interposés n’est pas totalement oublié. Le ministre chargé des Affaires générales Mohamed El Ouafa n’a pas été parmi les personnalités qui meublaient le premier rang de la salle des conférences. Les plaies sont encore ouvertes et les statistiques aussi.

Le recensement est l’affaire de tout le monde. Elle incombe en tant que responsabilité au gouvernement, à la société civile, aux parlementaires  et à la presse. C’est une opération qui bénéficie de l’appui de SM le Roi et de l’accompagnement du gouvernement. Elle est suivie par les organisations spécialisées des Nations Unies. Le Haut-commissaire n’a pas voulu faire un long discours, mais il a tenu à se montrer confiant dans ce qui a été réalisé jusqu’à présent. La technologie est amplement utilisée pour faire un travail systématique et hautement encadré. Les sessions de formation ont commencé et vont permettre de former 53 000 agents de recensement encadrés par 20 000 responsables. Ces agents ont été choisis sur appel à candidature. Un budget conséquent a été alloué à cette opération. Les dépenses relatives au recensement ont débuté depuis 2012. Le coût total atteindra plus de 894 millions de dhs dont plus de 85 % seront dépensés en 2014. La composante relative à l’exécution du recensement  coûtera environ 705 millions de DH. Les questions qui seront posées lors de l’opération du recensement dépasseront celles posées en 2004 et porteront sur de nouveaux aspects de la vie de la population comme la structure démographique, l’instruction, l’éducation et les langues nationales et notamment l’écriture et la lecture de la langue amazighe, les déficiences physiques et mentales, le logement et les conditions d’habitation des ménages. L’exécution du recensement aura lieu du 1er au 20 septembre 2014.

Le Haut commissaire  est revenu aux messages pour conclure son allocution. Le  logo et  la devise de l’opération ont  été « artistiquement » expliqués à l’assistance. Des visages souriants et des couleurs empruntées à l’arc en ciel emportent le regard vers un voyage à travers le pays et sa culture. M. Lahlimi semble être tombé sous le charme du choix fait par les spécialistes de la communication qui ont travaillé sur l’élévation des couleurs et des visages au rang d’emblème du recensement. L’importance du Maroc est dans sa population et la devise choisie. La référence au capital humain est mise en relief. Le Maroc est un pluriel uni qui avance vers le changement avec l’ensemble de ses composantes. Remercier le Chef du gouvernement et insister sur l’autonomie  du HCP, tel était le dernier message de cette journée.  

Aucune utilisation détournée des renseignements collectés

Le ministre de l’Intérieur a insisté devant les parlementaires lors de la séance des questions orales qui ont lieu le même jour sur l’utilisation des informations du recensement, dans le seul but de prendre connaissance des évolutions de la population et de l’habitat. Le Haut-Commissaire a lui aussi insisté sur le fait que  les renseignements individuels figurant sur les questionnaires du recensement et ayant trait à la  vie personnelle et familiale et d’une manière générale, aux faits  et aux comportements  d’ordre privé ne pourront faire l’objet  d’aucune communication. Et ne pourront être utilisés à des fins de poursuites judiciaires, de contrôle fiscal ou de répression économique. 

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