Agro-Industrie

Le marché du jus fait une nouvelle victime chez les industriels

La déconfiture du marché du jus industriel fait encore des dégâts parmi les acteurs de ce business. En effet, après Citruma qui a frôlé la faillite en 2016 avant son récent délestage des actifs et de la marque (en l’occurrence Marrakech), exploités pour cette activité au profit de Mutandis qui cherche depuis à en redresser la situation, c’est au tour du petit acteur Alimani d’abandonner totalement ce marché de plus en plus difficile.


Cet opérateur d’agro-industrie qui avait introduit, depuis quelques années, sur le marché marocain toute une gamme de boissons fruitées et de nectars sous la marque JuSport, vient de mettre définitivement à l’arrêt sa seule machine d’emballage du jus (en technologie PET) qu’abrite son usine basée à Meknès. Motivée par l’atonie du marché du jus industriel au Maroc dont les volumes ont chuté de près 30% en près de trois ans pour revenir à des ventes globales de 70 millions de litres, mais également par la difficulté de s’imposer face à des acteurs beaucoup plus puissants (Coca-Cola et sa marque ombrelle Miami, Agro Juice Processing avec sa marque phare Valencia ou encore le groupe Alj qui commercialise Al Boustane) ; cette décision permet à la PME contrôlée par la famille Amghar de se concentrer sur son activité historique à savoir la fabrication et la distribution de produits de biscuiteries et pâtisserie industrielle. Il faut dire qu’avec une capacité industrielle renforcée en 2015 par l’inauguration d’une deuxième unité de production à Al Hoceïma, Alimani arrive à se faire une place sur ce créneau avec une gamme des plus étoffées (madeleines, génoises, pâtes feuilletés, biscuits, gaufrettes…) et des marques qui creusent leur sillon telles Manyana, Mirador et Boxi.

Quant au marché du jus industriel (tous emballages confondus), il poursuit son repli entamé en 2014, ce qui déroute de plus en plus les industriels qui y ont massivement investi durant la période euphorique 2010-2013 et se retrouvent, aujourd’hui, avec les lignes de fabrication aux taux d’utilisation inférieurs à 50%.

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