L'édito

Le Maroc résilient [Édito]

Adel El Fakir, Directeur Général de l’ONMT, nous a accordé une interview fleuve. Il en ressort que le tourisme marocain est handicapé par la situation sanitaire dans les pays émetteurs et les changements dans la perception du voyage, plus que par les décisions du gouvernement.


Les résultats dans les pays qui ont rouvert, la Tunisie par exemple, sont plus que décevants. Une étude sur l’image du Maroc démontre que celle-ci reste forte. Mais il faut s’adapter aux changements des attentes des futurs touristes. Ce à quoi s’attelle le secteur. C’est une attitude rationnelle, préparer l’avenir, le sécuriser, plutôt que de se limiter au constat des dégâts, et ils sont énormes.

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La vision prospective est la meilleure arme pour les gouvernants. Encore faut-il qu’elle guide l’action de tout l’exécutif. Or la feuille de route, c’est la loi de Finances. Celle en préparation se doit d’être imaginative, pour donner à l’Etat plus de ressources sans handicaper la relance économique. La loi de Finances rectificative a donné de mauvais signaux, sur la Santé et l’Education. Il faut espérer un changement de cap, en faveur des secteurs sociaux, mais plus globalement une refonte de la fiscalité, pour une plus grande progressivité et un encouragement à l’innovation. Le Maroc sait que ces moments durs sont propices aux profondes réformes. Il faut s’y atteler dans la concertation, pour transformer l’essai. Après la résilience, c’est le temps du rebond.

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Après Touria Jabrane, nous venons de perdre Abdeljabbar Louzir. Ce dernier était un compagnon de Houmane El Fetouaki, Touria Jabrane était engagée. C’est la loi de la nature, une génération nous quitte. Le drame c’est que la transmission ne se fait pas correctement, que le théâtre est en crise, que les salles, les théâtres travaillent peu et que notre patrimoine est à  l’abandon. Le meilleur moyen de rendre hommage à nos morts, c’est de mettre en place une véritable politique culturelle, parce qu’il n’y a pas de développement sans culture.

 
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