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Le Maroc se maintient dans le podium des paradis pour retraités français

Pour la deuxième année consécutive, le Maroc se hisse au troisième rang du «Palmarès annuel des paradis de retraite à l’étranger», que publie chaque automne le site français Retraite sans Frontières qui fait autorité en matière de conseils en destination et qui se base sur un travail méticuleux de compilation des statistiques publiques et privées sur les 12 critères qui importent le plus aux retraités qui envisagent prendre leur retraite à l’étranger (coût de la vie, valeur de l’immobilier, climat, qualité des soins médicaux, gastronomie, environnement naturel, patrimoine culturel, sports et loisirs, sécurité, intégration, accessibilité et infrastructures), complétés par l’avis de dizaines de correspondants retraités français vivant à l’étranger. 


En effet, notre pays y maintient sa position derrière les mêmes protagonistes du podium à savoir le Portugal qui, outre ses atouts classiques indéniables vient d’accorder une fleur pour les retraités du secteur qui décident d’y résider fiscalement en leur garantissant une exonération totale d’impôt sur leur pension pendant dix ans, et la Thaïlande qui séduit de plus en plus les retraités qui ne craignent pas de s’éloigner de leurs proches en contrepartie d’un coût de la vie attractif (potentiellement moins de 1 000 euros par mois pour un couple, loyer inclus) et une douceur de vivre incomparable (plages aux eaux turquoises, paysages de rêve, etc).

Le Maroc arrive à tirer son épingle du jeu en devançant de gros poids lourds sur l’Atlas mondial des retraités qu’ils soient parmi les destinations exotiques (l’île indonésienne de rêve Bali, l’Île Maurice, la République dominicaine), les autres pays africains qui jouent des coudes pour attirer un maximum de retraités, à l’image du Sénégal et de la Tunisie (respectivement septième et neuvième), ou encore les pays européens tels l’Espagne qui pointe au quatrième rang et la Grèce qui arrive à la huitième position.

Selon les auteurs de ce classement annuel très attendu dans les milieux de retraités français dont le nombre de candidats à l’expatriation enfle année après année (en cinq ans, le nombre de seniors français qui ont décidé de vivre à l’étranger a plus que doublé pour frôler actuellement les 1,5 million, soit plus d’un retraité sur dix), le Maroc doit sa place au top 3 à ses atouts et avantages naturels qui sont incarnés dans la proximité géographique, le climat agréable avec un automne et un printemps ensoleillés et un hiver doux, le coût de la vie assez intéressant (jusqu’à 40% moins cher que la France en moyenne), l’usage très répandu de la langue française et une large communauté d’expatriés français et, enfin, une fiscalité avantageuse pour les retraités étrangers. Au registre des points négatifs qui empêchent le Maroc de gagner encore des places dans le podium, figurent en premier lieu le système de la santé (un point à mitiger, toutefois, par l’existence d’un système privé performant accessible pour ceux qui disposent, parmi les étrangers, d’une couverture médicale adaptée) et un déficit d’image et d’amalgame géopolitique que le pays subit « injustement » par mauvaise assimilation au reste du Maghreb. Par ailleurs, le dit Palmarès 2018 propose sept destinations marocaines qui valent le détour pour les retraités à savoir Cabo Negro (la seule située sur la Méditerranée dans cette liste de villes marocaines), Assilah, Rabat, Oualidia, Essaouira, Agadir et, enfin, Marrakech qui serait plutôt recommandée aux « hirondelles » qui viennent s’y installer au printemps ou à l’automne, en évitant ainsi la chaleur étouffante et le flot de touristes de l’été, ainsi que la relative froideur de l’hiver.

Rappelons qu’en 2016, Retraites sans frontières avait consacré Essaouira dans son classement des 10 meilleures villes pour une retraite à l’étranger en lui réservant une quatrième place juste derrière Tavira au Portugal, Ubud la capitale de l’île paradisiaque de Bali (en Indonésie) et Altéa en Espagne mais devant tout de même Trou aux Biches en Ile Maurice, Las Terrenas en République Dominicaine, Saint Louis au Sénégal et Ao Nang en Thaïlande.

Challengenews
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