L'édito

Le pourquoi d’un spécial

A « Challenge », nous avons pris l’habitude de faire de la fête du Trône l’occasion de dresser un bilan annuel, de retracer ce qui a marqué la marche du pays, sous la direction du Souverain, l’institution monarchique étant centrale. Cette année, nous fêtons les 15 ans du règne. Cette profondeur historique nous a paru suffisante pour s’attacher, non pas à l’année écoulée, mais à toute la période depuis l’intronisation de S. M Mohammed VI.
Rapidement, s’est imposé à nous un fait. Tout ce qui a été fait s’inscrit dans une vision, un projet national. Ce n’est pas une série de décisions consécutives, selon des contextes conjoncturels, mais une action inscrite dans une vision claire, pérenne : cette vision est devenue un projet national, parce qu’elle a suscité l’adhésion de la Nation et de ses forces vives.
Le discours du 20 août 1999, le premier du souverain, concis, précis est d’une clarté absolue. Il fixe les termes du contrat du règne entre le Souverain et son peuple. Déjà en s’adressant à nous en tant que citoyens et citoyennes, le Roi fixait un nouveau cap. 
Cette démarche, qui s’impose à tous ceux qui veulent être objectifs, a été confortée lors de la préparation de ce spécial.
La construction démocratique est une action continue, certes accélérée en 2011, mais dont les bases solides ont été posées dès l’intronisation du Souverain. L’extension du champ des libertés, le soutien et la responsabilisation du tissu associatif, la rationalisation du champ politique, la discrimination positive en faveur des femmes et de la jeunesse, les droits de l’homme au centre des préoccupations, tout cela est aujourd’hui consacré par la constitution. Mais l’action royale l’a porté durant toutes les années antérieures.
Le désir de modernité, dans le respect des spécificités, se retrouve dans le nouveau concept de l’autorité, le code de la famille, l’ouverture aux cultures du monde, le respect de l’identité plurielle. Tout cela est aujourd’hui constitutionnel, mais il a guidé l’action royale depuis 1999
Enfin le développement économique, intégré, concernant toutes les régions, mettant au centre de ses préoccupations le développement humain, c’est ce qui fonde les politiques publiques depuis 15 ans, en dehors de l’INDH qui est un outil efficace dans la lutte contre la précarité. Ce développement est conçu en prenant en compte les considérations environnementales.
« L’exception marocaine » n’est pas liée à la gestion de ce que l’on a appelé le printemps arabe. Elle se retrouve dans cette symbiose entre l’institution monarchique et les forces vives de la Nation autour d’un projet national, d’une ambition, qui se construit au quotidien. Ce « spécial » n’a d’autre ambition que de mettre en lumière les réalisations dues à cette symbiose. 


La rédaction

Challengenews
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