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Le torchon brûle entre les taxis et Heetch Maroc

Rien ne va plus entre la startup spécialisée dans les services de mobilité à la demande Heetch et les chauffeurs et propriétaires de taxis marocains. A l’origine de désamour : la commission ponctionnée par l’application VTC de l’opérateur français sur chaque course.


Après un démarrage en fanfare au Maroc, l’opérateur des services de mobilité à la demande Heetch, y voit déjà rouge ! En effet, le nombre de taxieurs qui désinstallent l’application de cette start-up française qui a connu une expansion rapide en Afrique ces dernières années, ne cesse d’enfler semaine après semaine. Aujourd’hui, la moyenne quotidienne des courses opérées au Maroc par la plateforme Heetch est tombée aux alentours de 1000 contre plus de 4000 en 2019. C’est dire que l’instant est véritablement au désamour (et c’est un euphémisme !) entre Heetch et les chauffeurs et propriétaires de taxis marocains qui avaient fait le succès rapide de la marque dans le premier pays de sa conquête africaine du groupe fondé en 2013, par Teddy Pellerin et Mathieu Jacob.

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La raison de la déliquescence de ce partenariat, est la contestation grandissante des taxieurs de la commission ponctionnée par l’application VTC de Heetch sur chaque course (à savoir 15%), alors que la crise sanitaire du Covid-19 (et les restrictions aux déplacements qu’elle a engendrées un peu partout dans le pays) a déjà sérieusement écrêté leurs revenus. D’autres griefs sont venus également attiser le feu du torchon qui brûle, désormais, entre les deux parties, comme la promesse de services connexes qu’aurait « vendue » Heetch Maroc à ceux qui ont adopté le label « Fiddek » (l’appellation marocanisée du package proposée par Heetch incluant en gros l’accès à l’application VTC, une formation et une Charte qualité). Malheureusement, les taxieurs n’ont jamais pu voir la couleur des produits dérivés (comme une quote-part de la publicité embarquée et diffusée sur tablettes) qu’on leur a fait miroiter.

La question qui se pose maintenant : comment Heetch Maroc qui a déjà investi plus de 20 millions de dirhams en investissement marketing et frais de démarrage, va-t-elle arrêter l’hémorragie et reconquérir l’adhésion des taxieurs ? Pourtant son président et partenaire capitalistique du groupe Heetch, est l’un des grands spécialistes des programmes de fidélité de la clientèle au Maroc à travers sa structure 2WLS. Affaire à suivre.

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