Sport

L’écume des choses

« Damned ! » (*)


Quoique vous fassiez dans la vie, il s’en trouvera toujours ceux qui apprécieront et d’autres qui critiqueront. Sans compter ceux (ou celles) qui sont contre tout, soit par tempérament, soit par orgueil démesuré car ils (ou elles) se persuadent qu’ils détiennent la Vérité. 

Il y a aussi les spécialistes du «dézingage », ceux-là cherchent la petite bête, les poux dans la tête, et s’évertuent à couper les cheveux en quatre.

Le complexe Mohammed VI, édifié à la Maamora pour offrir un séjour de qualité à toutes les équipes nationales d’ici ou d’ailleurs a été salué unanimement. Unanimement ? Non, bien sûr, il y a eu des super comptables, plus forts que tous les autres qui ont déclaré que cette œuvre, certes grandiose, était revenue trop cher, et de nous compter les milliards disparus qu’ils sont seuls à avoir « vus ». Leurs calculs et raisonnements ne reposent sur rien de tangible, ni de scientifique, mais pour eux, le principal c’est de parler et de dénoncer. Ne se sont-ils pas autoproclamés gardiens du temple ? Fût-ce ce temple du sport dont tout le monde attendait qu’il sorte de terre pour offrir au pays le berceau d’une renaissance ?

Méfions-nous de ces imprécateurs, de cette engeance, qui sans rien démontrer, ne sont pas moins convaincus que tout va mal et que demain, ça ira encore plus mal, parce qu’aujourd’hui on fait tout de travers.

Cette semaine, outre l’inauguration du Complexe Mohammed VI, de la Maamora, il y a eu la nomination des membres de la Commission spéciale pour le Nouveau Modèle de Développement, trente-cinq personnalités marocaines qui vont réfléchir sous la férule distinguée de Chakib Benmoussa.

Avant même qu’ils aient bougé le petit doigt, ni même pris place dans leurs nouvelles fonctions, voici un ex-Chef de gouvernement leur promettant «les flammes de l’enfer» qui vont tous les happer pour leur apprendre à s’occuper de ce qui ne les regarde pas. Que ces messieurs et dames réfléchissent à la façon dont doit évoluer la société marocaine, mission pour laquelle ils ont été désignés, semble en avoir dérangé plus d’un. C’est de bonne guerre, dira-t-on, dans le marigot politicard où l’on baigne, mais être voué aux flammes de l’Enfer, avec un grand «E» «Al Jahim», ce formidable brasier qui brûle éternellement, reconnaissez que cela dépasse l’entendement. Déjà, la conception de l’éternité devrait être interdite à tout être humain qui est condamné à finir. On ne devrait pas agiter des choses que l’on ne maîtrise pas. L’Enfer ? Et quoi encore, qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre! Ce châtiment suprême et abominable ne peut obéir qu’à la Volonté du Créateur, or voilà qu’un homme comme vous et moi, se permet d’en menacer d’autres êtres humains. Cela donne la dimension orgueilleuse, et donc pêcheresse, du personnage, mais cela révèle, hélas ce que l’on savait déjà, que certains ne reculent devant rien pour « garder la main » et épouvanter ceux qui ne les écouteraient pas. 

C’est ainsi qu’un beau matin de ce mois de Décembre 2019, on s’est retrouvés «maudits» par un «monsieur je sais tout» et même un monsieur qui saurait tout plus que vous et nous.

Un homme de cet acabit qui connait les rouages de la vie d’ici et de l’au-delà, devrait être incontournable car il détient la solution vraie et salvatrice.

Il est seulement dommage que lorsqu’il a eu les responsabilités pour nous mener vers un avenir meilleur, il a mieux réussi à s’occuper du sien et de ses copains.

On ne saurait lui en vouloir, c’est juste un être humain qui a les défauts et les erreurs inhérents à sa nature humaine. Cela ne l’empêche pas de vouloir juger les autres, et même de les maudire.

N’est-ce pas cela la véritable malédiction de notre pauvre condition de citoyen marocain soumis aux vents mauvais des démagos ?

Qu’Allah, le Tout Puissant, le Vrai, l’Unique, nous protège. Et cela suffira à éloigner de nous toutes les malédictions, surtout quand celles-ci ne sortent que de l’imagination de drôles de lascars.

Là-bas, à Doha

C’est à Doha, capitale du Qatar, que se joue la Coupe du Monde des Clubs, vous savez cette excroissance du football, foot business dont la FIFA de Blatter s’est entichée avant qu’Infantino, successeur du vieux sage suisse, ne pense à l’éliminer et à la remplacer par autre chose de plus lucrative. Ce sera fait très bientôt et Gianni Infantino promet du fric pour tous et, bien sûr, pour lui et son entreprise FIFA. 

Revenons à Doha et à l’édition 2019 où l’Espérance de Tunis, l’un des champions d’Afrique les moins convaincants de l’Histoire, n’a pu aller très loin à la grande joie des supporters marocains et surtout wydadis qui n’ont rien oublié des mésaventures de Radès et de la « panne» de la VAR, mais oublions tout cela et parlons de Liverpool. L’auguste club britannique Champion d’Europe participe, bien sûr, à Doha mais en même temps pour ne pas déranger le calendrier anglais, il devait jouer son match de Coupe de Ligue qu’il n’est pas question de déprogrammer.

Alors mardi en Angleterre, un Liverpool jouait en coupe anglaise et le lendemain mercredi, un autre Liverpool se présentait au Qatar. Pour cela, le club Liverpool n’a pas eu peur, ni honte, de faire jouer en Angleterre, ses jeunes et même la plus jeune formation de toute l’histoire du football. Liverpool rajeuni a pris 5-0, et encaissé du même coup sa première défaite de l’année.

C’est le prix du respect d’un engagement et ça mérite tous les applaudissements. Comme le public présent à Anfield-Road, terrain mythique de Liverpool, l’a fait en applaudissant longuement cette jeune équipe malgré sa lourde défaite.n

NB : «Damned» est une expression de héros de B.D (bande dessinée) ; encore un produit de l’enfer… N’est-ce point messieurs les moralisateurs, prêcheurs et sermonneurs de toutes sortes ?

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