Agroalimentaire

L’électrique et l’agroalimentaire ont le vent en poupe


D’après l’enquête mensuelle de la banque, les secteurs électriques et agroalimentaires continuent à connaitre une certaine croissance. Et le taux d’utilisation des capacités de production reste à un niveau élevé.

Le moral des chefs d’entreprise est toujours au beau fixe. En effet, «les résultats de l’enquête de conjoncture du mois d’avril font ressortir une stagnation de l’activité et des ventes, après les hausses enregistrées le mois précédent», souligne les experts de Bank-Al Maghrib, dans leur étude publiée le 20 mai courant. Dans ces conditions, le taux d’utilisation des capacités s’est stabilisé à 72%. Pour ce qui est des commandes reçues, elles auraient été en hausse.

Toujours selon eux, la stagnation de l’activité a concerné les industries chimiques et parachimiques, tandis que les branches agroalimentaire, textile-cuir et électrique-électronique auraient affiché une hausse. En revanche, les industries mécaniques et métallurgiques ont enregistré une évolution défavorable de l’activité.

Les statisticiens de la Banque Centrale notent que «le taux d’utilisation des capacités (TUC) s’est stabilisé en avril à 76% dans l’agroalimentaire, à 71% dans les industries chimiques et parachimiques et à 64% dans la branche mécanique et métallurgique». Toutefois, ce taux a augmenté à 70% dans les activités textiles et cuir et à 80% dans les industries électriques et électroniques.

Néanmoins, souligne l’enquête trimestrielle, «ces évolutions se sont accompagnées par une stagnation des ventes». Et d’ajouter que : «ces dernières seraient restées quasi-stables dans l’agroalimentaire et le textile et cuir et se seraient améliorées dans la chimie et parachimie et l’électrique et électronique. En revanche, elles auraient été en baisse dans la mécanique et métallurgique».

L’amélioration des commandes reçues en avril a concerné les branches agro-alimentaire et chimique et parachimique. S’agissant des industries textile et cuir et électriques et électroniques, les commandes seraient restées inchangées par rapport au mois précédent, tandis qu’elles auraient accusé un repli dans les industries «mécaniques et métallurgiques.

Pour les trois prochains mois, les entreprises sont optimistes quant à l’évolution de la production et des ventes.

Après trois mois consécutifs de hausse, la production aurait stagné selon 55% des entreprises et augmenté selon 37%. Le taux d’utilisation des capacités est passé de 77% à 80%. S’agissant des ventes, elles auraient stagné selon 63% des industriels et augmenté selon 36%. Cette évolution a concerné les ventes de la branche sur les marchés local et étranger.

Pour ce qui est des commandes reçues, elles auraient stagné selon la majorité des industriels. Il en est de même pour les carnets de commandes qui seraient à leur niveau normal selon 89% des entreprises.

Pour les trois prochains mois, 57% des entreprises s’attendent à une stagnation de l’activité et des ventes et 43% anticipent une hausse.

De même, toujours selon l’enquête, la production dans la branche agro-alimentaire aurait stagné selon 45% des industriels et augmenté selon 38%. Pour ce qui est du taux d’utilisation des capacités, il est resté quasiment à son même niveau du mois dernier (76%).

Concernant les ventes, elles auraient été en baisse par rapport au mois précédent selon 42% des entreprises et en hausse selon 36%, en relation principalement avec l’évolution des ventes sur le marché local.

Les commandes reçues en avril auraient stagné selon la moitié des industriels et augmenté selon 35% et les carnets de commandes auraient été à leur niveau normal selon la majorité des entreprises.

Pour les trois prochains mois, plus de la moitié des entreprises s’attendent à une stagnation de l’activité et des ventes, le reste anticipant en grande partie une hausse.

 
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