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Les 27 espèrent un divorce sans dégâts avec Londres

Les vingt sept chefs d’État et de gouvernement de l’Union Européenne (UE), réunis samedi 29 avril 2017 à Bruxelles en sommet extraordinaire pour examiner les conséquences du Brexit, s’efforcent à opérer un divorce sans dégâts avec Londres.


Dans une déclaration au début de la réunion, le président du Conseil de l’UE, Donald Tusk, a affirmé vouloir une « relation étroite » avec le Royaume-Uni, appelant à « rester uni » pour gérer les conséquences du Brexit. « Nous voulons tous une relation étroite et forte avec le Royaume-Uni. Mais avant de discuter de l’avenir, nous devons régler notre passé », a-t-il dit, appelant à être ferme dans la discussion de l’après Brexit pour réunir toutes les garanties aux citoyens et leurs familles qui seront touchés par le Brexit, des deux côtés. « Cette priorité doit être la priorité numéro un pour l’UE et le Royaume-Uni. La Commission européenne a déjà préparé une liste précise et détaillée des droits des citoyens que nous voulons protéger », a-t-il affirmé. Donald Tusk a dans ce contexte appelé les Vingt-Sept à rester unis pour gérer les conséquences de la sortie du Royaume-Uni de l’UE. « Nous devons rester unis en tant que 27. Notre unité est également dans l’intérêt du Royaume-Uni », a-t-il ajouté.

Selon des estimations européennes, quelque 5 millions de familles (3 millions d’Européens résidant en Grande Bretagne et 2 millions de Britanniques en Europe) sont touchées par le Brexit.

Les Vingt-Sept sont déterminés à faire assumer aux Britanniques leur part de tous les engagements qui ont été pris par l’UE jusqu’à la date de départ du Royaume-Uni, car il n’est pas question pour eux de combler le vide budgétaire laissé par Londres, estimé entre 50 et 60 milliards d’euros. Pour l’instant, leur mot d’ordre face à Londres est la fermeté.

Les 27 chefs d’État ou de gouvernement ont approuvé unanimement les orientations qui guideront les négociateurs européens du Brexit au cours des deux prochaines années. Ces « orientations» portent sur trois points clés à régler dans l’accord de retrait du Royaume-Uni.

La « priorité numéro 1 » est les droits des citoyens affectés par le Brexit, principalement les trois millions de ressortissants des 27 pays membres de l’UE établis au Royaume-Uni, qui s’inquiètent pour leurs droits. Sur ce point, le président du Conseil européen a indiqué qu’il attendait « une réponse sérieuse » du Royaume-Uni, condition essentielle pour que les discussions progressent.

Les deux parties devront aussi trouver un terrain d’entente sur la facture que le Royaume-Uni devra régler en sortant de l’UE, qui devrait se chiffrer en dizaines de milliards d’euros (entre 40 t 60 milliards), les questions frontalières, notamment concernant l’Irlande, et les accords internationaux. Toutes ces discussions doivent permettre un « retrait en bon ordre » du Royaume-Uni d’ici fin mars 2019.

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