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Les banques offshores se frottent les mains

Désormais, les sociétés installées en zones franches sont autorisées à vendre sur le marché local leurs produits finis à hauteur de 15% de leur chiffre d’affaires à l’export. Une mesure qui vise à booster l’attractivité des zones franches du Royaume, et qui suscite un fort engouement depuis. Du pain béni pour les banques offshores, qui se frottent les mains.


C’est un soulagement pour les sociétés opérant dans les zones franches du royaume. Depuis avril, elles sont autorisées à vendre une partie de leurs produits finis sur le marché local à hauteur de 15% de leur chiffre d’affaires à l’export. Une mesure prise par l’administration des douanes et le ministère de l’Industrie en guise d’incitation pour encourager ces entreprises, qui normalement ont une vocation exportatrice exclusive. Elle vise aussi à renforcer l’attractivité des zones franches du Maroc, de sorte à séduire de nouvelles sociétés désireuses de s’y implanter. Toutefois, même s’il ne s’agit pour le moment que d’une mesure qui va servir de test pendant un an pour permettre aux autorités d’évaluer son impact sur l’activité et voir si oui ou non il faut la pérenniser, les banques offshores se frottent d’ores et déjà les mains. Car, de l’avis de plusieurs banquiers, cette mesure devrait doper l’activité, et il y a de fortes chances qu’elle devienne pérenne après les douze mois de test. Du coup, les filiales offshores des banques de la place se mobilisent fortement. « Attijari International Bank (AIB) a mis en place une offre spéciale à destination des entreprises installées en zone franche, qui couvrent l’ensemble de leurs besoins en matière de gestion financière. Nous sommes engagés pour accompagner les autorités marocaines dans leurs projets de construction de nouvelles zones offshores, et notre ambition est de couvrir de nouvelles zones franches en commençant par Kénitra (AFZ), Casablanca (Midparc), puis l’ensemble des autres zones au fur et à mesure de leur développement », confie Mohamed Benjelloun, directeur général d’Attijari International Bank, la banque offshore du groupe Attijariwafa bank.

Des perspectives prometteuses pour les banques

Même son de cloche aussi chez BMCI qui table sur des perspectives prometteuses. «Nous souhaitons maintenir notre soutien au financement de  la  croissance de l’activité de nos clients installés en zones franches. Nous sommes leaders dans le domaine de l’offshore et en mesure de proposer des solutions digitales innovantes, telles que des outils de cash management interopérables avec les outils de gestion ERP de nos clients, permettant ainsi une gestion optimale et à distance de leurs transactions et trésorerie au quotidien…», précise Tarik Raghib, Directeur général de BMCI Banque Offshore. Chez Crédit du Maroc aussi, on se prépare. «Notre ambition est d’accompagner les investissements en cours ou projetés dans les zones franches en termes de conseil, de financement et de banque au quotidien», confie le top management, ajoutant que la banque offshore du groupe a vocation de devenir un acteur de référence dans l’accompagnement financier des investisseurs étrangers sur les zones franches notamment dans les écosystèmes de l’automobile, de l’aéronautique, et des énergies renouvelables. « Nous voulons renforcer notre position auprès des multinationales au Maroc, sachant que les secteurs de l’Automobile, de l’Aéronautique et des énergies renouvelables sont des axes prioritaires de développement de la banque sur le marché Corporate », poursuit-il. Pour attirer la clientèle, les différentes banques rivalisent d’offres et misent sur le « sur-mesure ». « Nous mettons à la disposition des clients des solutions de financement sur-mesure, innovantes et structurantes tout au long du cycle de développement de leurs entreprises et ce, dès leur création », détaille Tarik Raghib de BMCI Banque Offshore. Pour sa part, outre les différentes gammes de solutions disponibles, Banque Internationale de Tanger (filiale du Crédit du Maroc) a récemment signé une convention avec l’AMICA qui prévoit, en plus des conditions de financement avantageuses pour les entreprises adhérentes à l’AMICA et leurs salariés, l’organisation d’événements et de missions de prospection communes. Chez BMCI, on met en avant l’expertise et le savoir-faire du groupe BNP Paribas (maison-mère)  en la matière. « Notre appartenance au groupe BNP Paribas, présent dans plus de 74 pays et doté d’un réseau de plus de 101 Trade Centers, est un atout majeur qui nous permet d’accompagner notre clientèle multinationale désireuse de solutions innovantes aux standards internationaux en matière de Project Finance, Working Capital Cash Management, etc. », précise le directeur général Tarik Raghib. Pour rappel, à fin 2016, les 6 banques offshores ont enregistré un Produit Net Bancaire de 687 millions de DH, en hausse de 14% contre 24% en 2015. 

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