Les chroniques de Jamal Berraoui

Les bisounours

On nous a promis que nous serions parmi les premiers pays à avoir le vaccin. On nous a même donné rendez-vous pour début décembre. Nous n’avons pas reçu un seul flacon à ce jour.


Ni les Chinois, ni les Indiens, n’ont respecté leurs engagements. Le drame, c’est que c’était prévisible. C’est une question géostratégique. Les pays producteurs de vaccins se servent en premier et ils sont à la peine. Ensuite, ils servent les meilleures offres commerciales, ceux qui payent le plus cher.

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Que le patron de l’OMS déclare que c’est une attitude peu éthique, relève de l’incantation. La mondialisation heureuse, c’est une vue de l’esprit. Face à la pandémie c’est chacun pour soi, la solidarité internationale c’est de la rigolade. De grands pays comme la France sont en manque de doses. Pfizer annonce un retard dans ses livraisons. Cela devient un enjeu politique en France et les spécialistes prévoient, ils se sont souvent trompés, qu’il faudra attendre décembre prochain pour que la vaccination permette d’atteindre l’immunité collective.

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Au Maroc, on a cru aux promesses. Nous n’avons pas une seule goutte du sérum annoncé pour décembre. Dans ce rapport de forces, nous sommes démunis. Tout autre discours est nul et non avenu. Non, nous ne reviendrons pas à la normale en mai. C’est un mensonge. De la part d’un médecin, c’est une arnaque intellectuelle, indigne d’un responsable. Le monde des bisounours n’existe pas. Personne ne nous fera de cadeau et nous n’aurons de vaccin que quand la production le permettra. Arrêtez de mentir sciemment !

 
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