Industrie

Les exportations marocaines de cuivre en roue libre malgré la crise du Covid-19

Alors que les exportations marocaines au cours de l’année 2020 ont globalement limité la casse en se dégonflant d’à peine 7,5% (quelque 21 milliards de dirhams tout de même), certains secteurs ont bien tiré leur épingle du jeu.


A commencer bien sûr, par l’agribusiness qui a fait montre d’une belle performance vu le contexte (sur ses deux segments : l’industrie et l’activité primaire) ou encore les Phosphates & dérivés, dont les exportations se sont bonifiées de 4%, lesquels ont fait l’objet de larges analyses et commentaires quant à leur capacité de résilience et leur rôle fondamental dans notre économie. Mais d’autres filières qui ont fait beaucoup mieux que résister, n’ont pratiquement pas de droit de cité… à l’instar des exportations du minerai de cuivre dont la belle performance a été noyée dans le repli du secteur minier (hors phosphates) dans sa globalité, lequel a accusé une baisse considérable de 20% à 3,4 milliards de dirhams.

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Aussi, le métal rouge a-t-il généré pour notre pays des recettes totales en devises de plus de 100 millions d’euros (1.103 millions de dirhams très exactement) en exportations, soit une hausse de 19,4%. Cette performance des plus bienvenues en une année de fortes tensions sur le stock des devises du pays, doit la part belle à deux phénomènes intimement liés. D’abord la Chine, notre premier client en achat de cuivre (d’ailleurs avec le Sulfate, le cuivre est l’une des matières que le Maroc exporte le plus à l’Empire du milieu) a fortement augmenté sa consommation de ce métal très apprécié pour son utilisation en électricité et électronique, en construction, mais également en orfèvrerie. Un appétit qui témoigne de l’anticipation de la croissance en 2021 chez ce géant de l’économie mondiale. Ensuite, il y eut la hausse du cours mondial du cuivre qui, après un creux brutal en mars 2020 (en pleine incertitude économique) a rebondi de 70% (80% à aujourd’hui) vers la fin 2020 à 7840 dollars la tonne. Depuis quelques jours, la barre de 8.000 dollars la tonne a même été franchie sur le London Metal Exchange en battant un nouveau record depuis début 2013.

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Selon les analystes des commodities, le métal de Chypre (comme se plaisaient à l’appeler les romains anciens) devrait poursuivre son ascension en 2021 en étant surtout stimulé par des approvisionnements serrés et une forte demande mondiale.

 
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