Economie

Les recommandations du Forum Béni Amir pour Tadla-Azilal

 


Cherki Draiss, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, a ouvert officiellement le forum.

Belle initiative que celle de l’Association Forum Béni Amir réunie à Béni Mellal lors de la rencontre sur «l’impact des changements climatiques sur la région de Tadla-Azilal». 

Les experts et spécialistes nationaux et internationaux d’Allemagne, du Canada, du Danemark et d’Haïti venus participer à la rencontre sur « l’impact des changements climatiques sur la région de Tadla-Azilal», organisée à Béni Mellal par l’Association Forum Béni Amir, n’ont pas failli à leur mission : passer à la loupe, entre autres, la situation de l’environnement de la région et de celui du Royaume en général, de proposer des solutions pour limiter les dégâts. Il faut dire que cette belle brochette d’experts ne manquait pas également de pistes de travail et de réflexion. Procédant officiellement à l’ouverture du séminaire, Cherki Draiss, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, en a donné quelques orientations. « Les changements climatiques  peuvent avoir des effets négatifs sur la vie des citoyens dans les quatre coins de notre planète et en particulier au Maroc, où ils constituent une menace directe pour la sécurité alimentaire des populations ; la régularité des précipitations. Ils accentuent le risque de désertification, de réduire les terres cultivables dans les zones côtières en raison de l’élévation constante du niveau de la mer, sans compter ses répercussions sur la quantité et le  niveau des neiges », indique Draiss qui a salué la démarche de la société civile de la région de Tadla-Azilal qui, dit-il, «tient compte de la nécessite d’y associer tous les partenaires et intervenants des secteurs, notamment public et privé, ainsi que les  composantes de la société civile, en vue d’atteindre les objectifs assignés ».

Pour le ministre qui a mis en exergue la pleine adhésion du Royaume aux multiples initiatives destinées à la mise en œuvre de plusieurs plans et programmes qui visent à intégrer la dimension environnementale dans les différentes politiques publiques nationales, «le Maroc, qui est  naturellement menacé aussi bien par la sècheresse que les risques de changements climatiques, se doit de réfléchir sur la stratégie à adopter pour développer ses capacités de  contrôler les effets de ces changements climatiques, surtout dans un pays marqué par la diversité de ses espaces naturels avec l’océan Atlantique à l’ouest , la Méditerranée au nord et les montagnes de  l’Atlas dans le centre et le  Sahara dans le sud ».

En tous les cas, les experts climatologues et géographes sont unanimes pour dire que le Maroc est, à l’instar du reste de la planète, impacté par le changement climatique. Ont-ils alors relevé des faits au niveau national et régional : la détérioration de la production agricole, la dégradation importante des ressources en eau qui touche aussi la région de Tadla Azilal, la détérioration de la production agricole, la déforestation et la désertification (pour le cas de la région de Tadla Azilal, risque de désertification modéré à faible), les impacts socio-économiques, pauvreté, exode rural, refugiés climatiques… 

Un Observatoire et Fondation dans la région de Tadla Azilal

C’est ainsi qu’à l’issue de leurs exposés et discussions, ils ont recommandé principalement la création d’un Observatoire Régional du climat et de l’environnement  dans la région de Tadla Azilal comme organe de mesure, de collecte et de compilation des données, de surveillance et alerte, et d’élaboration de politiques pratiques d’adaptation. Ce centre serait abrité opérationnellement dans une structure universitaire disposant de compétences nécessaires. Autre recommandation principale : la mise en place d’une « Fondation Tadla Azilal pour les Etudes et la Protection de l’Environnement » avec les moyens humains, techniques et financiers nécessaires à son bon fonctionnement s’appuyant sur une forte implication des compétences de la région de Tadla Azilal, et la mobilisation des fonds & financements en matière d’environnement. Cette Fondation sera l’organe de tutelle, de contrôle, de financement et de gestion fonctionnelle du centre régional d’observation du climat et de l’environnement précité.

Au-delà de ces deux recommandations, les experts ont également préconisé, entre autres, l’investissement massif dans l’énergie renouvelable et l’introduction des panneaux solaires et thermo-solaires (par exemple, parc solaire à la région d’Ait AATAB) sans oublier l’adéquation et la convergence des programmes d’économie de l’eau, de l’irrigation, la reconversion des cultures céréalières vers l’arboriculture fruitière à grande valeur ajoutée.

Cette rencontre internationale, la première du genre organisée par le Forum Béni Amir, a également vu la participation de personnalités comme Mohammed Fanid, Wali de la région de Tadla-Azilal et Gouverneur de Beni Mellal, de Noureddine Ouabbou, Gouverneur de la Province de Fkih Ben Salah, d’Ahmed Iraqui, ex-ministre de l’Environnement, du Vice-président du Conseil Régional de Tadla-Azilal et de Mr El Ghazouani Mezyaoui, Président de l’Association Forum Beni Amir. 

 
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