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Les small cap en petite forme

Les petites capitalisations ne sont plus des champions de la croissance. Avec une profitabilité globalement en berne et un rendement de dividendes nullement attrayant (à l’exception de quelques-unes), les petits poucets de la place n’ont plus la faveur des investisseurs qui capitalisent la moitié d’entre eux à moins que les fonds propres !


L’année 2017 n’aura pas été un grand cru pour les small cap du marché boursier marocain, dont la capitalisation cumulée ne dépasse pas les 700 millions de dirhams (soit à peine 1/1000 de la capitalisation globale de la place). En effet, six d’entre elles (sur un total de 10) ont essuyé un repli de leurs chiffres d’affaires dont la moitié de façon alarmante, à l’instar de l’intégrateur informatique IB Maroc dont le total des revenus a fondu de 66% à 52 millions de DH ou encore Stroc Industrie, qui n’est plus que l’ombre de la PME flamboyante qui avait rejoint la cote en 2011 et dont le chiffre d’affaires s’est affaissé de 54% à 138 millions de DH. Pire encore, les PME cotées qui ont pu redresser significativement leurs ventes, en l’occurrence Involys et Cartier Saada, ont subi en parallèle une forte dégradation de leur profitabilité. Aussi, le fabricant de conserves alimentaires basé à Marrakech n’a pu conserver sa marge nette qui s’est étiolée de plus de la moitié (en s’établissant à moins de 5%), suite au renchérissement de ses intrants et son incapacité à le répercuter sur les prix de vente dans un marché très concurrentiel.

Quant au deuxième représentant du secteur IT dans cette catégorie, ce sont les vicissitudes de marchés à l’export qui ont siphonné sa rentabilité avec un résultat net en repli de 41% à 4,5 millions de DH. Tout compte fait, l’exercice écoulé n’aura été honorable ou bon que pour deux petites capitalisations seulement, à savoir SRM (filiale du Groupe Premium) et Afric Industries (fabricant d’abrasifs et adhésifs adossé au Groupe Alami) qui ont fortement amélioré leur rentabilité malgré une progression quasi nulle à timorée de leurs revenus. D’ailleurs sans surprise, ces deux PME ont été, avec Timar, les seules à accroître leurs dividendes au titre de l’année écoulée, alors que les autres ont soit fait l’impasse sur la rémunération des actionnaires (6 sociétés au total), soit maintenu inchangés leurs dividendes par rapport à 2016 (ce qui est le cas de Cartier Saada). Au demeurant, l’année 2017 aura eu pour seul mérite de finir pour ces lilliputiens de la bourse très mal valorisés d’ailleurs, puisque la moitié d’entre eux capitalisent à moins que leurs fonds propres (SRM, Rebab Company, Involys, Zellidja et Timar).

Les détenteurs de leurs titres ne peuvent qu’espérer un retour à la performance synonyme généralement d’un bon redressement du cours et ce, à défaut d’un rendement de dividendes alléchant (le dividende yield de ce classement est parmi les plus faibles de la place à 1,9%).

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