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Les voyagistes à couteaux tirés

Rien ne va plus à la Fédération nationale des agences de voyages du Maroc (FNAVM), plus précisément entre les associations régionales et Mohamed Amal Karioun, président sortant de la Fédération. Un conflit qui tombe mal au moment où le secteur connaît des difficultés.


Alors que l’actuel président, Mohamed Amal Karioun, s’apprête à laisser sa place, les associations régionales contestent l’illégalité de la situation actuelle et sa non-conformité aux statuts puisque la fin du mandat du président actuel est prévue pour le 19 décembre 2018.

Or, selon les statuts de la FNAVM, le candidat à la présidence de la Fédération doit se déclarer un mois avant la tenue de l’assemblée générale élective, comme le stipule l’article 15.

De plus, les différentes associations régionales ont tenu, le 5 octobre 2018, un conseil d’administration afin de statuer sur les modalités des prochaines élections.

Le Conseil d’administration de la FNAVM avait décidé d’organiser une Assemblée générale élective (AGE) le 17 novembre dernier. Sauf que le dernier délai de dépôt du dossier de candidature est resté ouvert jusqu’à la veille de l’AG élective, chose qui est contraire aux statuts de la Fédération.

La suite, toujours selon les associations régionales, est un statu quo qu’elles contestent : avis de candidature non conforme aux statuts, des suggestions de dates émanant des présidents des associations qui n’ont pas été prises en considération… Les associations ont ainsi demandé des modifications à cet appel à candidature. Depuis, silence radio.

Leur revendication est claire : un appel à candidature et des élections en bonne et due forme.

Pour sa part, Mohamed Amal Karioun avance que la Fédération affiliée à la CGEM tiendra le 15 décembre 2018 une Assemblée générale ordinaire qui va décider de la suite des évènements.

Mais le statut de la FNAVM ne prévoit pas de solution en cas d’absence de consensus à la veille de la fin du mandat du bureau. « C’est l’une des raisons qui m’ont poussé à présenter un projet de réforme des statuts de la Fédération et ce, le 17 avril 2017. Le but était d’éviter cette situation. Mais personne n’en a tenu compte », se désole le président sortant.

Pour rappel, les agences de voyages sont opposées au projet de loi 11-16 qui réglemente la profession des agents de voyage que le ministère du Tourisme compte valider définitivement au parlement (il est actuellement en deuxième lecture à la Chambre des représentants).

Les agences dénoncent l’élaboration unilatérale de ce projet de loi par le ministère du Tourisme sans aucune concertation avec les professionnels.

Selon les agences, cette loi risque de supprimer de plus de 10.000 emplois directs, causer la fermeture progressive des agences de voyages, dégrader la qualité des services de tourisme et de voyages, augmenter le nombre d’arnaques et d’escroqueries liées aux voyages, diminuer de la protection du consommateur et enfin détériorer l’image du tourisme national.

 
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