Tourisme

Les voyagistes veulent dépoussiérer leurs statuts

Nouveau modèle de gouvernance, formation, concurrence des OTA… voici les principales modifications souhaitées des statuts de la Fédération nationale des Agences de Voyage du Maroc.  


La Fédération nationale des Agences de Voyage du Maroc (FNAVAM) poursuit le chantier de mise à jour de ses statuts qui datent de 2006. Ainsi, suite à la création le 14 février 2019 de la Commission fédérale des Affaires juridiques et réglementaires chargée de cette mission, un rapport contenant plusieurs amendements vient d’être finalisé.

« Cette commission s’est donnée pour objectif de doter la FNAVAM d’un nouveau modèle de gouvernance à même de relever les défis causés par la désintermédiation. La Fédération ne répond plus aux attentes de ses membres, qui sont avant tout les associations régionales elles-mêmes composées d’agences de voyages avec des business modèles différents et variés », soutiennent les membres de la commission. Ces derniers rappellent que la Fédération regroupe les agences réceptives, les agences spécialisées dans le MICE (Meetings, Incentives, Conferencing, Exhibitions), les agences dédiées au tourisme rural et de montagne, les agences distributrices de titres de transports (aériens et autres) et enfin, les plus nombreuses et les plus récentes, les agences de voyage du Hajj & Omra. « Cette dernière catégorie a fini par s’imposer au sein de la FNAVAM, ne laissant aucune place aux autres catégories pour s’exprimer et faire entendre leurs attentes et leurs doléances», notent les membres. 

Pour y remédier, la commission ad hoc préconise le changement du modèle de gouvernance de la Fédération qui compte 11 associations. Elle propose ainsi qu’un binôme, composé d’un président et d’un vice-président délégué, dirige désormais la FNAVAM, au lieu du président tout seul. Autre changement: un Conseil d’administration réduit composé de 23 membres. « Ce nouveau modèle de gouvernance vise à réintégrer l’agent de voyage au cœur du dispositif national pour la conquête des marchés émetteurs. Ces derniers sont aujourd’hui, en grande partie, le terrain de jeux des agences de voyages en ligne (OTA) maîtrisant la digitalisation et la data, ce qui leur permet de dominer pleinement la distribution du voyage à travers le monde », constatent les membres. La commission propose dans ce sens de former l’agent de voyage marocain aux nouvelles technologies afin d’en faire « le parfait inspirateur d’expériences pour les touristes, qu’ils soient locaux ou internationaux ». In fine, elle espère que l’agent de voyage national participe à améliorer l’attractivité des destinations touristiques.

 
Article précédent

Ilham Khalil, DG de TFZ : "Nous répondons parfaitement aux attentes des industriels"

Article suivant

Le courtier CAFPI en roue libre