Les chroniques de Jamal Berraoui

L’Espagne embourbée

Brahim Ghali, marionnette des services secrets algériens, a pu sortir de la manière la plus simple du territoire espagnol, cette fois sous sa véritable identité et revenir chez ses maîtres algériens. La Justice espagnole, malgré la multiplicité des plaintes, n’a pas considéré utile de le garder sur son territoire, ne serait-ce que pour approfondir l’enquête. Quel déshonneur pour l’Etat de droit espagnol, quel choc pour ceux qui ont combattu le franquisme, que de voir la Justice de leur pays instrumentalisée dans un imbroglio diplomatique, car c’est de cela qu’il s’agit.


Le gouvernement Sanchez a perdu la boussole. Des sages, des gens qui ont été aux responsabilités, un ex-ministre de la Défense, Zapatero ancien Premier ministre crient à la folie, au « suicide sécuritaire », Sanchez est dans l’entourloupe électorale. Il veut faire croire que le Maroc fait le chantage à l’émigration… S.M. le Roi lui répond en demandant aux autorités marocaines de reprendre tous les mineurs isolés marocains qui se trouvent sur le sol Européen et ils sont vingt mille.

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Le départ de Ghali, plus que son arrivée, devrait poser aux citoyens espagnols la question du respect de leur propre gouvernement, non seulement des intérêts nationaux, mais surtout de leur souveraineté nationale. Car le numéro 2 du Polisario avait annoncé le retour de Ghali, une semaine avant la décision du juge, qui est elle-même incompréhensible. Le Maroc, avec la meilleure des bonnes volontés ne peut pas  accepter un tel traitement. Surtout quand on sait que Sanchez, de manière indigne d’un homme d’Etat, en fait un phénomène électoraliste.

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La crise n’est pas près de s’estomper, malgré les interventions discrètes de l’Union Européenne. Le Maroc ne peut pas accepter de se taire sur autant de gestes hostiles. Sanchez fera payer aux relations entre les deux pays son prisme pro-algérien. C’est malheureux, parce que cette relation est essentielle pour les deux rives, mais Sanchez doit supporter les conséquences de ses actes.

 
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