Ferroviaire

LGV Tanger-Casablanca : les essais à 320 km/h en septembre

Les travaux du projet de la ligne à grande vitesse (LGV) Tanger-Casablanca ont atteint un état d’avancement de plus de 90%, a affirmé lundi 28 août 2017 à Tanger, le ministre de l’Équipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, Abdelkader Amara.


Lors d’une visite de terrain à différents sites du projet de construction de la LGV, le ministre a souligné que les travaux de ce grand chantier sont, selon les données dévoilées lors de la dernière réunion du conseil d’administration de l’Office National des Chemins de Fer (ONCF), réalisés à plus de 90% et s’accomplissent dans les délais impartis, alors que la livraison est prévue en juin 2018. Ce méga projet favorisera l’entrée du Maroc dans une phase avancée en matière de la technologie de TGV, tout en lui permettant d’être en avance par rapport à plusieurs pays et de s’ériger en modèle en la matière aux niveaux africain et arabe, a indiqué le ministre.

À cet égard, Abdelkader Amara a assuré que le viaduc El Hachef, doté d’un investissement de 1,092 milliard de DH, constitue le plus long viaduc de la ligne (3,5 km) et l’un des ouvrages les plus spectaculaires du projet, qui présente des caractéristiques techniques impressionnantes et illustre l’ampleur de la composante de ce projet de grande envergure, notant que ce chantier compte 12 viaducs, 169 ponts-routes et ponts-rails et plus d’une centaine d’ouvrages hydrauliques, réalisés à 80% par des entreprises marocaines.

Pour sa part, l’ONCF avance que le projet structurant de la LGV Tanger-Casablanca, qui ne manquera pas de produire un saut qualitatif certain sur l’offre ferroviaire, enregistre aujourd’hui un avancement global de 92%, toutes composantes confondues. Son directeur général, Mohamed Rabie Khlie, a fait savoir que les premiers essais du TGV ont été réalisés en février 2016, avec une vitesse de 160 km/h, notant que les essais à 320 km/h débuteront en septembre prochain sur un tronçon de 120 km. Dans ce cadre, le responsable a assuré que la préparation à l’exploitation avance conformément au planning arrêté, notamment en matière de formation des conducteurs, du personnel de la maintenance et du personnel commercial, relevant que les travaux de génie civil sont d’ores et déjà terminés, tandis que ceux des équipements ferroviaires le seront avant fin 2017. Ainsi, le 1er semestre 2018 sera consacré aux essais d’homologation du système et son rodage, alors que la mise en service commerciale du projet est prévue au cours de l’été 2018, a-t-il dit. Cette rencontre a également été émaillée d’explications fournies par des responsables de l’ONCF et des sociétés chargées de la réalisation du projet sur l’état d’avancement des travaux et les caractéristiques techniques de ce chantier ferroviaire moderne, qui reliera Tanger à Casablanca.

S’agissant du projet de requalification urbaine des emprises ferroviaires et du schéma directeur de valorisation des gares et d’optimisation des installations ferroviaires, dont fait partie la nouvelle gare de Tanger, il vise à accompagner la mise en service de la première LGV du Royaume et la résorption des flux croissants des voyageurs en leur offrant des services répondant à des standards de qualité. Il est entièrement réalisé par l’entreprise nationale. Doté d’un investissement de 360 millions de DH, ce pôle multi usages, qui enregistre un avancement global de 65%, est composé de différents éléments ayant chacun une morphologie et une fonction précise afin d’offrir des services variés et adaptés aux différents enjeux économiques du site. Cette gare, qui est réalisé sur une superficie couverte de 10.500 m², comporte des espaces de circulation voyageurs, des guichets, des salles d’embarquement et des commerces, ainsi que 77.000 m² d’aménagement extérieurs.

Concernant l’atelier de maintenance des trains à grande vitesse, inauguré par SM le Roi Mohammed VI le 19 septembre 2015, il constitue une composante importante du projet de la LGV Tanger-Casablanca, qui est destiné à répondre aux besoins de maintenance préventive et curative des trains à grande vitesse. Cet atelier a permis, dans un premier temps, de réaliser le remontage des éléments de trains à leur réception. Dimensionné pour un parc de 30 trains à grande vitesse, l’atelier, qui s’étale sur une superficie de 14 ha, dont 20.000 m2 de bâtiments couverts, a nécessité un investissement de 640 millions de DH. Réalisé conformément aux standards internationaux par un groupement d’entreprises nationales, dans le cadre d’une joint-venture avec la Société Nationale des Chemins de Fer Français (SNCF), cet atelier est doté d’installations et d’outillages de pointe pour effectuer les différents niveaux de maintenance.

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