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L’hôtel Avanti Mohammedia mis en vente dans le cadre de la liquidation de la Samir

L’année 2020 risque fort bien de connaître une valse de cessions dans le secteur marocain de l’hôtellerie en proie à la pire crise de son histoire. En effet, après la cession du Sheraton Casablanca en début d’année et le désengagement il y a quelques jours à peine du richissime prince saoudien Waleed Ibn Talal du Four Seasons Casablanca (hôtel de luxe qu’il détenait à travers Kingdom Holding Investments), c’est au tour de l’hôtel Avanti Mohamedia d’être bientôt mis en vente. Cette fois-ci ce ne seront pas les banques d’affaires qui seront aux manettes dans des transactions « intermédiées » comme c’est le cas, par exemple, de la chaîne Farah qui n’arrive toujours pas à trouver preneur malgré les efforts du conseiller Capital Gestion Group. Mais c’est un tribunal de commerce (en l’occurrence celui de Casablanca) qui s’apprête à être le commanditaire pour la vente aux enchères de cette unité hôtelière appartenant à Hôtelière Samir.


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Cette entité est contrôlée par le très controversé Al Sheikh Al Amoudi, l’homme d’affaires saoudien que le Maroc accuse d’avoir été (par sa gestion chaotique et son manque de responsabilité en tant qu’actionnaire majoritaire) derrière la débandade de la SAMIR, la seule raffinerie d’hydrocarbures au Maroc. Cette dernière est à l’arrêt depuis août 2015 à cause de difficultés financières qui se sont avérées fatales.
Pourquoi donc la cession aujourd’hui d’un bien qui ne se trouve pas dans l’escarcelle directe de la SAMIR, laquelle se trouve, quant à elle, en liquidation judiciaire depuis 2016 ? Tout simplement parce qu’en novembre 2018, le tribunal de commerce de Casablanca a décidé d’étendre la liquidation de la Samir à ses dirigeants mais également à Hôtelière Samir. Et moins de deux ans après, les contours de la mise en vente sont enfin ficelés. Pour le liquidateur de la Samir, la cession de l’ex-Amphitrite Beach Hotel Mohammedia, un quatre étoiles idéalement situé en front de mer en plein centre de la Ville des roses, devra rapporter en net (après remboursement de l’endettement global), moins de 200 de millions de dirhams. Une goutte d’eau face à la montagne de dettes portée par l’ex-fleuron public privatisé en 1997 et qui se chiffre à plus de 40 milliards de dirhams.
Affaire à suivre.

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