Interview

L’impôt sur les hauts revenus a influencé le système de rémunération

Le Cabinet Diorh lance en partenariat avec Mercer, acteur international du conseil en ressources humaines, la 17ème édition de l’enquête de rémunération. Une étude qui s’attellera aux nouvelles pratiques des entreprises en matière de primes et d’indemnités garanties. Ainsi, pour la première fois, cette étude intégrera les données du secteur financier en la matière.


Essaid Bellal Directeur Général du cabinet Diorh

Challenge. Vous venez de donner le coup de sifflet pour le lancement de la 17ème édition de l’enquête de rémunération. Quelles seraient les spécificités de cette édition par rapport à la précédente ?
Essaid Bellal. Pour l’année 2013, nous envisageons de donner une définition globale pour chacun des 80 postes référencés au niveau de l’étude. L’objectif est de faire une comparaison fiable et efficace. Le deuxième point qui caractérise cette édition réside dans le nombre des entreprises qui rempliront nos questionnaires. En effet, nous envisageons d’étendre notre sondage à 100 entreprises, contre 70 en 2012. Enfin, nous faisons de notre mieux afin d’intégrer les données du secteur financier, qui jusqu’à aujourd’hui reste très réticent quand il s’agit de la communication sur ses pratiques de rémunération.

C. L’impôt sur les hauts revenus est entré en vigueur à partir de janvier. Est-ce que cette taxe devrait avoir un impact sur le système de rémunération en 2013 ?
E.B. Effectivement, l’impôt sur les hauts revenus (ndlr: à partir de 25.000 DH nets) a d’ores et déjà influencé le système de rémunération en ce premier semestre de l’année. Et pour cause, les entreprises n’ont pas toutes réagi de la même manière. Certaines ont répercuté cet impôt sur les salaires. D’autres ont préféré le prendre en charge, surtout pour les nouvelles recrues. C’est notamment le cas des multinationales et des entreprises ayant des relations conflictuelles avec les syndicats. Au moment où il y a un troisième type de structures qui ont pris en charge la taxe, tout en la déduisant du montant de l’augmentation accordée au titre de l’année 2012.

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