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L’investissement public toujours à la traîne

 


 

 

Les entreprises devront encore faire preuve de patience. En plus du phénomène des impayés, elles devront également composer avec un retard dans l’exécution des investissements prévus par la loi de finance 2015.

Les entreprises qui comptent sur les marchés publics pour renflouer leurs carnets de commandes devront prendre leur mal en patience. En cause, le retard pris dans l’exécution des crédits d’investissements prévus par la loi de finances de 2015. Sur les 54 milliards de DH fixés, à peine 30,8 milliards ont été émis à fin juillet, soit un taux de réalisation de 57% précise l’Economiste dans son édition du mardi 25 août. Ce qui pousse à remettre en question la politique prônée par le gouvernement pour accélérer le rythme des investissements et à faire face aux reports de crédits à travers notamment une programmation basée sur un taux de réalisation. Déjà, le report des crédits d’une année à l’autre ne facilite pas la tâche. Les montants cumulés de l’exercice 2013 à 2014 ont totalisé 18 milliards de DH. Il n’empêche que des avancées ont été réalisées en comparaison avec 2014. A fin juillet 2015, les crédits exécutés ont en effet enregistré une hausse de 2,9% par rapport à la même période en 2014. En dépit de cet effort, le retard pris dans la réalisation des crédits d’investissements de 2015 aura un impact négatif sur des secteurs clés de l’économie. En tête, le BTP qui subit une baisse des activités. A titre d’exemple, la consommation de ciment s’est établi à 14 millions de tonnes en 2014 contre 14,86 millions en 2013, soit une baisse de 5,4%. D’autant plus que les professionnels du secteur croulent sous l’effet des impayés. A noter que l’Association de l’industrie du béton estime que près de 10% des créances sont irrécouvrables.

 
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