Enseignement supérieur

Maroc : le nombre d’étudiants étrangers dépasse la barre des 20.000

Le nombre d’étudiants étrangers qui choisissent le Maroc pour poursuivre leurs études supérieures augmente chaque année, ce qui constitue une aubaine pour les écoles privées qui comptent jusqu’à 30% de Subsahariens dans leurs effectifs d’étudiants.


A peine un peu plus que le millier il y a encore 25 ans, le nombre des étrangers inscrits dans les différents établissements d’enseignement supérieurs au Maroc vient de franchir la barre de 20.000 étudiants. Alors que le Direction de la Stratégie et des Systèmes d’information relevant ministère de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique s’apprête à publier son rapport de la rentrée universitaire 2019/20, quelques indiscrétions commencent déjà à filtrer.

Aussi, les universités et autres écoles et instituts d’enseignement supérieur basés au Maroc comptent, désormais, plus de 20.500 étudiants étrangers sur leurs bancs dont une majorité écrasante en provenance d’Afrique subsaharienne (plus de 85%) et ce, contre 19.740 un an plus tôt. Plus de 12.000 parmi cette population (soit près de 60%) sont inscrits dans le système public alors que, par filières, ce sont surtout celles dites scientifiques et techniques (incluant la Santé) qui arrivent en tête d’affiche avec près de 8.500 inscriptions. Quant aux pays émetteurs, le Gabon (qui a presque doublé ses flux vers le Maroc les deux dernières années pour les hisser au-delà de 1.000 étudiants), la Côte d’Ivoire et le Sénégal en forment et de loin le trio de tête.

Bien que s’inscrivant dans un momentum qui dure, depuis au moins deux décennies en étant, à l’origine, essentiellement portée par les accords bilatéraux entre le Maroc et ses voisins africains et se traduisant par l’octroi de bourses d’études pour des étudiants africains d’origines diverses (la barre de 10.000 étudiants boursiers a également été franchie), l’arrivée des étudiants étrangers au Maroc semble s’accélérer depuis quelques années et s’alimenter de plus en plus par des canaux autres que ceux politiques de la coopération maroco-africaine puisque de plus en plus de jeunes subsahariens se dirigent vers les établissements d’enseignement privés. Ce qui fait le bonheur des écoles supérieures privées marocaines dont certaines comptent jusqu’à 30%, voire 40% d’étrangers dans leurs effectifs d’étudiants !

 
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