Conjoncture

Maroc : les causes de la non émergence

L’Economiste s’intéresse dans son édition du lundi 23 décembre 2019 au rapport de l’Agence française de développement (AFD).


Voici un rapport qui tombe à point nommé pour la commission chargée de réfléchir sur le nouveau modèle de développement. L’Agence française de développement (AFD), l’un des plus grands bailleurs de fonds du royaume, a passé à la loupe les facteurs qui empêchent le Maroc d’accéder au rang d’économie émergente. C’est sur cette question que planchent également les membres de la Commission spéciale sur le développement, note le journal.

Pourquoi le Maroc ne se met-il pas de manière durable sur une trajectoire d’émergence alors qu’il réunit toutes les conditions pour réussir : stabilité politique et sociale, amélioration du climat des affaires ? « Une trajectoire d’émergence économique suppose une croissance économique forte et continue durant plusieurs décennies successives ». C’est le cas des pays asiatiques, qui, grâce à 30 ans consécutifs de croissance rapide de plus de 5% par an, ont pu améliorer le niveau de leur population et redynamiser leur structure productive.

A l’inverse, explique le quotidien, le Maroc a enregistré pendant la période 1960 à 2002 une croissance annuelle moyenne de 4,2% alors que sa population a augmenté de 2,2%. Une performance qui reste insuffisante, comparée aux potentialités du pays et à celles d’autres pays comparables comme la Malaisie, la Corée du Sud, la Tunisie ou encore le Botswana.

Selon les économistes nationaux évoqués par le rapport de l’AFD, il est difficile d’augmenter le taux d’investissement public ou de maintenir un rythme de progression du crédit aussi élevé que dans la seconde moitié des années 2000. C’est donc le modèle de développement qui devrait être remis en cause.

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