Paiement mobile

Maymouna Services Financiers en ordre de bataille

Elle fait partie des 18 établissements de paiement à avoir reçu l’agrément de Bank Al-Maghrib. Aujourd’hui, la filiale de Saraya Holding est en pleine opération de séduction.


Le top management de Maymouna Services Financiers est confiant en sa solution de mobile payment lancée en septembre 2019. Tout comme les autres établissements de paiement, son application Madmoun permet d’envoyer et recevoir de l’argent, régler les factures et payer les commerçants et fournisseurs. Par contre, la solution se distingue par rapport aux autres applications.

Tout d’abord, le destinataire peut retirer de l’argent chez un agent agréé (commerçant) et ce, jusqu’à 22 heures du soir, alors que les agences ferment généralement à 19 heures. Aussi, « le bénéficiaire n’est pas obligé de se rendre chez un agent pour retirer de l’argent. Il suffit qu’il le fasse dans un guichet automatique bancaire de CIH Bank grâce à la mise à disposition. Nous sommes les seuls à le proposer aujourd’hui », souligne Khalid Alami, directeur général de Maymouna Services Financiers.

Pour percer sur le marché, la filiale de Saraya Holding compte sur son partenaire la Fondation Arrawaj de la finance inclusive. Cet organisme de microcrédit s’adresse notamment aux personnes non bancarisées qui sont la cible de Maymouna Services Financiers. L’établissement de paiement s’est également lié à d’autres partenaires qui lui permettront de mettre en place un réseau de grande distribution. Elle vise à atteindre 100.000 points de vente d’ici quelques années. Aussi, Maymouna Services Financiers compte particulièrement sur le client final susceptible de pousser les commerçants à adopter l’application. Selon le top management, le nombre d’utilisateurs de Madmoun s’élève aujourd’hui à des dizaines de milliers.

Pour rappel, le développement du mobile payment au Maroc vise à accroître l’inclusion financière tout en favorisant la réduction de la circulation du cash.

 
Article précédent

Aziz Akhannouch : 55 MDH pour la protection du bétail

Article suivant

Fini la contrebande ?