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Mezouar:« La 2ème édition de l’Université d’été est un succès »

La deuxième édition de l’Université d’été de la CGEM a baissé le rideau ce 14 septembre à Casablanca.

Après une intense première journée marquée par les interventions de plusieurs personnalités de haut calibre, cette seconde journée n’a pas non plus dérogé à la règle. Un parterre de personnalités du monde des affaires, de la politique ou encore de la société civile se sont succédés sur scène. C’est le Chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Otmani, qui était l’invité de marque de cette dernière journée. Il a ainsi, dans son intervention, confirmé les engagements pris par certains de ses ministres lors des discussions en marge de cette 2ème édition.

« Les engagements pris par mes ministres sont également mes engagements », a-t-il soutenu. Il a notamment assuré que le gouvernement est pleinement engagé pour soutenir l’entreprise marocaine et l’entrepreneuriat. De son côté, Salaheddine Mezouar, président de la CGEM, a mis en exergue plusieurs points clés dans son message de clôture.

« Nous sommes en train d’installer quelque chose d’incontournable à travers cette rencontre annuelle », a-t-il fait remarquer.  Il a aussi souligné que le Maroc ne peut pas être spectateur de ce qui se passe dans le monde. « Le secteur privé doit être un acteur engagé, responsable. La CGEM ne peut plus être un simple syndicat du secteur privé, mais doit être un élément important de cette dynamique que nous voulons créer. Nous devons voir comment nous, en tant qu’opérateurs privés, pouvons accompagner l’Etat », a-t-il déclaré.  Pour lui, l’Etat ne peut plus faire ce qu’il est censé faire vis-à-vis de la société, car n’ayant plus toutes les cartes en main.

« Cela constitue donc une raison pour chercher à s’appuyer sur les autres forces de la société parmi lesquelles le secteur privé. Nous sommes face à des situations qui doivent engendrer des changements comportementaux. L’Etat doit faire sa mue pour avancer sur plusieurs chantiers », a-t-il estimé, appelant les pouvoirs publics à comprendre qu’ils ont un autre rôle aujourd’hui. « Il y a peut-être des ruptures à opérer dans le domaine de l’éducation. Mais, ces ruptures ne pourront pas se faire uniquement par le ministère de tutelle », a-t-il soutenu en ce qui concerne la réforme du système éducatif.

« Ce qui manque, c’est comment créer de la cohérence dans tout ce que nous avons pu faire. Ce que nous préconisons, c’est un message de confiance fort pour notre société », a poursuivi Salaheddine Mezouar. Il a également appelé les partenaires sociaux à un dialogue franc. « Cette deuxième édition de l’Université d’été est un succès », a-t-il assuré.

Soulignons que cette deuxième édition a été marquée par la signature de trois  conventions entre la CGEM et ses partenaires. Le premier accord a été signé avec le département de l’Education et de la formation professionnelle et porte sur la mise en place et la gestion de l’institut de formation à l’entrepreneuriat et aux middle management. Les deux autres conventions ont respectivement été signées avec AfroChampions, une structure régionale en Afrique subsaharienne, ( basée au Ghana) et le patronat sénégalais.

 
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