Politique

Nabil Benabdellah, invité de MFM, lance un appel à un apaisement et à une restauration de la confiance des citoyens

Invité par MFM, à « décryptage », le dimanche 2 juin, le secrétaire général du PPS a su faire preuve de capacités extraordinaires pour esquiver. C’est un « boxeur politique » qui, sans être agressif, sait fatiguer ses adversaires, avant de contre-attaquer. Et, à ce moment-là, ses coups sont  directs et bien mesurés.


Nabil Ben Abdellah représente un parti qui a une longue histoire. Ce parti, né à l’époque coloniale, a su intégrer le mouvement de libération nationale, sans tomber dans une vision nationaliste chauviniste. Après l’indépendance, il saura se maintenir, même dans les moments politiques les plus difficiles. Mais, aujourd’hui, aurait-il perdu son âme en rejoignant le gouvernement dirigé par le PJD ?

C’est surtout à cette question qu’a essayé de répondre le secrétaire général du PPS. Le premier thème abordé a été celui de la question palestinienne. Une question qui aurait tendance à être de plus en plus marginalisée sur le plan médiatique. Le SG du PPS a une parfaite maîtrise de ce dossier. L’Etat d’Israël créé en 1948 est la concrétisation du projet sioniste avec l’appui de l’impérialisme britannique. Actuellement, l’Etat sioniste tire sa force de l’affaiblissement interne du mouvement palestinien, en particulier l’OLP, et de l’autodestruction que connaissent les Etats arabes au Proche Orient. Les Etats-Unis d’Amérique, principal allié de l’entité sioniste, ont largement contribué à cette situation. Pour Nabil Ben Abdellah, la Palestine est d’abord une question de justice qui concerne toute l’humanité.

Au niveau national, Ben Abdellah justifie l’alliance de son parti avec le PJD par le choix d’être au sein du gouvernement, considéré comme un espace à ne pas négliger pour continuer à exercer les pressions nécessaires aux réformes des institutions. Pour le SG du PPS, les priorités actuelles se situent dans la déclinaison effective des principes contenus dans la nouvelle Constitution, en vue d’asseoir solidement la démocratie dans un Etat de droit, avec une séparation des pouvoirs et la mise en place d’institutions pleinement responsables politiquement.

Ainsi, sans remettre en cause la place naturelle du PPS au sein de la gauche, Nabil Ben Abdellah voit dans le PJD un parti politique transformé positivement par l’exercice concret du pouvoir, un parti adoptant de plus en plus une attitude pragmatique et consensuelle. Tout en reconnaissant certains aspects négatifs du bilan du gouvernement actuel, aspects ayant trait surtout au respect des droits humains, pour le SG du PPS, s’adapter ne signifie point abandonner ou se soumettre passivement à la réalité.

A cette occasion, le SG du PPS a lancé un appel à la libération des détenus politiques, pour tourner la page et rétablir la confiance des citoyens. C’est là une position courageuse qui mérite d’être soulignée et qui est aussi une réponse à la question de départ. Malgré les vents et les tempêtes, le PPS semble garder la bonne direction, celle de l’histoire avec un grand H.

 

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