Interview

«Notre objectif est de stimuler la passion de nos étudiants»


Faire en sorte que les jeunes ingénieurs en formation soient passionnés par leur projet et vivent intensément leur vocation à l’université même avant de plonger dans la vie active. Tel est le credo du président de Mundiapolis. Propos recueillis par Hassan El Arch

Challenge : vous avez co-organisé récemment à Marrakech la Coupe du Monde du Génie Informatique. Quelle était la finalité de cet événement et qu’en attendiez-vous en termes d’impact ?
Amine Bensaid : notre objectif premier est d’inspirer et stimuler la passion de nos étudiants et des jeunes Marocains pour l’ingénierie et de contribuer au positionnement, en termes d’image, du Maroc sur l’échiquier de la technologie. Nous restons convaincus que, au-delà des compétences techniques, ce sont des ingénieurs passionnés pour leur métier, qui s’approprient des standards internationaux et qui feront vraiment la différence pour la compétitivité de l’industrie marocaine, pour son développement et pour sa capacité de créer des emplois à valeur ajoutée. Notre pari est qu’à travers cette Coupe du Monde au Maroc, nous avons gagné la passion et marqué à vie nos jeunes qui ont eu l’occasion de vivre une expérience exceptionnelle, en baignant – en tant qu’acteurs – dans un environnement d’excellence et de forte intensité parmi les jeunes esprits les plus brillants du monde, provenant des quatre coins de la planète, d’universités aussi prestigieuses que MIT, Harvard, Berkeley, Stanford Tokyo University, University of Korea, Moscow State University…

Vous disposez d’une filière de Génie informatique qui est considérée aujourd’hui parmi les plus performantes au Maroc. Cette filière a récemment organisé le tournoi «Freescale» de voitures intelligentes avec la participation de plusieurs écoles d’ingénieurs du Maghreb. Un petit mot sur cette grande première…
La «Freescale Cup» est une autre compétition internationale pour les élèves-ingénieurs, portée par la multinationale Freescale Semiconductors. C’est une compétition pour petites voitures qui font la course de manière autonome sur un circuit qu’elles «voient» pour la première fois. Chaque voiture doit son «intelligence» à un système embarqué (une puce microélectronique), programmé par chaque équipe d’étudiants engagé dans la compétition. C’est donc une compétition de programmation de systèmes embarqués, qui sont au cœur du développement des industries aéronautique et automobile, par exemple. Nous avons lancé la «Freescale Cup» au Maghreb et l’avons accompagnée par le montage du laboratoire à l’Ecole d’Ingénieurs de l’Université Mundiapolis, en partenariat avec la multinationale Freescale Semiconductors, dans le même objectif : capitaliser sur la pédagogie par la compétition pour stimuler la passion de nos étudiants pour l’ingénierie, les rapprocher de l’entreprise et les accompagner pour qu’ils soient préparés à travailler suivant des standards internationaux.

Mundiapolis mène actuellement une politique de formation ambitieuse qui s’inscrit dans ce que vous appelez «Stratégie MundiaTawjih». Quels en sont les objectifs et le programme ?
Notre programme «MundiaTawjih» est un programme intégré et dédié à l’accompagnement de l’étudiant. L’objectif principal est de faire la contribution la plus significative possible à l’épanouissement de chaque étudiant, de réduire fortement la durée de recherche du premier emploi en augmentant la valeur ajoutée qu’apporte le lauréat à son entreprise et aussi d’outiller le lauréat pour trouver l’emploi qui correspond le mieux à ses atouts, ses choix et ses aspirations de carrière. Le programme «MundiaTawjih» s’articule autour de cinq dimensions : les compétences-métier à travers une approche par compétences et capabilités, l’employabilité à travers notre programme «MundiaTawjih-Employabilité», l’orientation depuis la pré-admission jusqu’à l’employabilité, les langues et la communication comme fondement de l’épanouissement à travers des cursus d’anglais et de français et enfin, la confiance en soi à travers une approche par projets et un travail au niveau des attitudes et des comportements. Je précise que «MundiaTawjih» est porté par notre Centre Care (NDLR : Centre pour l’Accompagnement à la Réussite de l’Etudiant) et par notre directeur de «MundiaTawjih-Employabilité» avec un rôle instrumental des professeurs qui font la vraie différence au niveau de chacune de ces dimensions.

 
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