Interview

« Nous investissons la filière de transformation de l’olive »


PDG de l’entreprise familiale des Conserves de Meknès dont le label Aïcha est célèbre dans  le Royaume, Mardochée Devico n’en est pas moins l’un des sponsors titre du rallye Aïcha des
 Gazelles. Ce discret homme d’affaires justifie son engagement envers ce rallye et lève le coin du voile sur quelques uns de ses projets à venir. PROPOS RECUEILLIS PAR DAVID JÉRÉMIE


Challenge. A l’aube de la 23ème édition du Rallye Aïcha des  Gazelles dont vous êtes le sponsor titre, quel regard portez-vous sur cette vingtaine d’années de partenariat ? Ce dernier a-t-il été  fructueux ? 
Mardochée Devico. Je pense pouvoir vous dire qu’il a été fructueux. Nous nous sommes beaucoup investis financièrement dans ce rallye dont les retombées ont été positives,  notamment en termes d’image de marque dans le Royaume et à l’étranger pour notre entreprise. 

C. Ce rallye a-t-il réellement permis à votre entreprise d’accroître sa notoriété hors de  nos frontières ? 
M.D. Absolument ! Il a contribué à renforcer notre notoriété à l’international et nous a permis de nous positionner comme étant une entreprise citoyenne dans la mesure  où, tout en faisant la promotion de nos produits, nous contribuons également à celle du Royaume à l’étranger. Au fil des éditions, nous nous sommes aperçus que le public étranger faisait  le lien entre ce rallye et nos produits. Ce qui constitue pour nous un plus indéniable. Je tiens à vous préciser  que le périple des Gazelles en terre marocaine est diffusé sur une vingtaine de chaînes télévisées, notamment en Europe. Les téléspectateurs peuvent  y découvrir de belles images mettant en relief la beauté du Royaume et partager l’aventure des Gazelles qui évoluent sereinement dans  nos contrées. De quoi donner une excellente image du Maroc. Nous sommes satisfait de ce partenariat qui, autre précision supplémentaire, est  établit sur le long terme. C. Quel bilan faîtes-vous à fin 2012 de l’activité de votre société les Conserves de Meknès ? 

M.D. Notre société poursuit actuellement son expansion  vers l’amont, dans la mesure où actuellement nous sommes en train d’investir beaucoup de moyens dans le pôle agriculture pour assurer la pérennité de nos approvisionnements s’agissant de notre usine. Dans le détail, nos investissements se situent,notamment, dans le secteur des plantations d’oliviers, de fraisiers, d’abricotiers et de figuiers. Sachez que la figue est un produit de plus en plus rare. A vrai dire, notre activité s’articule en grande partie autour de  l’agriculture ; d’ailleurs, nous avons cette étiquette d’agriculteurs au profit de celle d’industriel et sommes très satisfaits depuis quatre ans du rendement de nos plantations. Il faut  dire que nous avons bénéficié d’une très bonne pluviométrie courant 2012 et avons obtenu des récoltes satisfaisantes.

C. A combien s’élève le montant de vos investissements durant ces  quatre dernières années ?
M.D. Nous avons investi pour cette  seule branche de l’agriculture quelques 200 millions de DH sur les quatre dernières années.

C. Qu’en est-il de votre gamme de produits ? Est-elle amenée à évoluer ?
M.D. Elle évoluera lorsque nous serons en pleine production agricole.

C. C’est-à-dire ?
M.D. Actuellement, elle évolue normalement, c’est-à-dire que nous nous appuyons notamment sur nos produits traditionnels pour soutenir notre croissance. Nos confitures et nos concentrés de tomates progressent  correctement et positivement. Mais lorsque nos nouvelles plantations tourneront à plein régime en matière de production, nous aurons une  évolution beaucoup plus nette, je l’espère, dans les années à venir.

C. Quels sont vos objectifs pour cette nouvelle année ?
M.D. Nous poursuivrons nos investissements en agriculture  qui, comme je vous le précisais précédemment, constitue l’une des pierres angulaire de notre développement. Par ailleurs, nous  sommes en train d’investir dans une filière de transformation au niveau de l’olive. En effet, nous avons mis en place un projet important qui a vu le jour dans la région de Meknès et qui sera opérationnel dans quelques mois.

C. En quoi consiste ce projet exactement ?
M.D. Cela consiste en le traitement des sous-produits de l’olive. Pour vous expliquer de façon plus précise, l’industrie oléicole qui produit notamment de l’huile d’olive, génère un certain nombre de résidus parmi  lesquels les grignons, les margines les pulpes et autres noyaux. Des sous-produits dont l’évacuation qui s’effectue la plupart du temps via les égouts ou les rivières, engendre  des problèmes environnementaux liés à la pollution. Or, il existe un texte législatif qui interdit de rejeter ses déchets  en pleine nature. Faut-il souligner que ce texte n’est  généralement pas respecté puisqu’il n’y a pas réellement de plateforme à même d’effectuer correctement ce traitement. Désormais, notre unité basée à Meknès  répondra en tout point aux dispositions de ce texte de loi et nous permettra d’effectuer ce type d’opération. ■

Challengenews
Le meilleur de Challenge sélectionné par la rédaction :
 

Article précédent

24 ans, et déjà directeur régional d’Avito!

Article suivant

Filière équine: un secteur à potentiel exportateur