Industrie

« Nous préparons déjà un plan d’accélération industrielle 2.0 qui prendra le relais après 2020 »

Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, en marge de son intervention lors de la première journée de la 2ème édition de l’Université d’été de la CGEM, a assuré que son département travaille d’ores et déjà sur un plan d’accélération industrielle 2.0. Celui-ci viendra ainsi prendre le relais, étant donné que le Plan d’Accélération Industrielle (PAI) actuel arrive à terme en 2020. Ce plan donnera une part très importante à l’innovation, la R&D, les objets connectés… et favorisera davantage l’intégration dans le tissu économique industriel plus de capitaux marocains.


 Au sujet de l’élaboration de la nouvelle charte d’investissement, le ministre a également donné des détails. « Nous arrivons à la fin du processus. Nous arrivons aussi avec des choses un peu différentes de ce qu’il y avait auparavant. Je vais déjà vous livrer quelques élements. D’abord, nous avons remarqué un problème de transmission des entreprises. A ce sujet, nous proposons des choses assez concrètes. Nous proposons entre autres un soutien conséquent aux structures d’accompagnement des entrepreneurs. Nous avons aussi des mesures spécifiques pour soutenir les startups, qui sont vitales pour le Maroc qui veut faire partie intégrante de l’économie numérique. Pour les PME également, nous souhaitons apporter un soutien important, notamment à leur internationalisation. Nous avons des PME extrêmement compétitives mais qui n’arrivent pas à exporter. Nous allons aussi permettre aux entreprises de recruter plus facilement pour des missions à l’étranger. Nous allons également mettre en place des aides spécifiques aux entreprises qui se déploient à l’international en propre ou en franchise », a précisé Moulay Hafid Elalamy.

Cette charte d’investissement prendra aussi en considération l’extension de l’exonération des droits d’enregistrement aux terrains destinés à la construction de projets d’investissement. Le ministre est aussi revenu sur ses propos concernant le commerce électronique, soulignant qu’il avait été mal compris.« Après mes déclarations sur le commerce électronique, beaucoup ont pensé que j’étais contre la modernisation, mais ce n’est pas le cas. Nous devons accélérer le développement de l’e-commerce, mais nous devons le faire avec beaucoup d’intelligence et éviter de le faire de façon sauvage », a-t-il soutenu. Il a estimé que la précipitation dans ce domaine risque de donner un effet contraire en générant beaucoup plus de pauvres, dans la mesure où le petit commerce risque de ne pas pouvoir suivre.

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