Interview

«On a encore beaucoup de choses à améliorer»

Casablanca Finance City (CFC) va organiser le 4 novembre prochain, le « Climate Finance Day 2016 » à Casablanca. Said Ibrahimi, Directeur Général de CFC, revient sur les actions de son institution visant à promouvoir la finance verte au Maroc et en Afrique. propos recueillis Par Roland Amoussou


Challenge : Quel rôle peut jouer une institution comme Casablanca Finance City dans la promotion du financement vert au Maroc en particulier, et en Afrique de façon générale ?
Said Ibrahimi : Nous sommes un hub économique et financier que le Maroc a mis en place pour permettre aux investisseurs internationaux d’aller vers l’Afrique. A partir de là, nous avons un rôle à jouer pour drainer, d’une part, les capitaux vers le continent et d’autre part, pour impulser des réformes qui sont dans l’air du temps, et notamment de tout ce qui peut toucher la transition énergétique. Cela passe par les événements que nous organisons comme le « Climate Finance Day 2016 », qui aura lieu le 4 novembre prochain à Casablanca. Il y a aussi des réflexions que nous pouvons mener. Il y a aussi le fait que nous pouvons aider à structurer des fonds qui sont dédiés à l’investissement vert à destination du continent africain.

Vous avez laissé entendre qu’un outil sera lancé à l’issue du «Climate Finance Day 2016». De quoi pourrait-il s’agir exactement ?
On y travaille pour le moment. Je ne peux encore rien dire. On espère avoir des choses concrètes à dévoiler le 4 novembre prochain.

Est-ce que Casablanca Finance City dispose d’un plan d’action spécifique pour la promotion du financement vert ?
La finance verte est un grand axe au niveau mondial. Nous voulons positionner CFC comme un centre pour les fonds d’infrastructures et pour la finance verte.

Casablanca Finance City est désormais numéro 1 des places financières en Afrique, et 33ème au niveau mondial. Avez-vous le sentiment d’avoir déjà atteint l’objectif ou bien vous vous dites qu’il y a encore du chemin à parcourir ?
Les classements, ça va et ça vient. Aujourd’hui, on est 33 ème au niveau mondial, mais cela peut changer aussi. Nous pouvons progresser, mais d’autres peuvent aussi progresser beaucoup plus vite que nous pour diverses raisons. Ce n’est donc jamais acquis. On a encore beaucoup de choses à améliorer. C’est vrai qu’on nous a classés numéro 1 en Afrique lors du dernier classement, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus rien à faire. Nous allons continuer à travailler, car nous avons besoin de progresser.

Son actu
Casablanca Finance City (CFC) organise le 4 novembre prochain, le « Climate Finance Day 2016 » à Casablanca. Cet événement, labélisé COP22, ambitionne de présenter à la fin de ses travaux des recommandations pragmatiques contribuant au financement de l’agenda climatique international.
Son parcours
Diplômé de l’Ecole Centrale (option éco, 1981), Said Ibrahimi a fait toute sa carrière dans la banque et occupé de hautes responsabilités dans la fonction publique. Cadre de la BNP Paribas à Paris, puis à la filiale marocaine BMCI, il a été directeur général de la Banque marocaine pour l’Afrique et l’Orient (BMAO) puis de la Caisse nationale de Crédit agricole (CNCA). En 2003, il est nommé trésorier général du Royaume.

 
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