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Or : c’est le moment de vendre vos bijoux !

Si vous avez besoin d’argent, c’est le moment ou jamais de vendre vos pièces en or, ou plutôt vos bijoux ! En effet, le métal précieux n’a jamais aussi bien porté son nom que ces derniers mois aussi bien au Maroc qu’à l’international.


Actuellement, l’or est à son plus haut niveau et pourrait même le dépasser. Le 25 septembre 2020, le métal jaune atteignait les 1.861,35 dollars l’once (51,45 euros le gramme). Le marché marocain ne fait pas exception à la règle. Les prix sont tout aussi affectés par la conjoncture internationale, bien qu’il n’y ait pas de lien direct, qu’on n’ait pas un marché de devises et que l’investissement dans l’or se fasse uniquement à travers les bijoux. Pour autant, les bijoutiers marocains ne cachent pas qu’ils ont les yeux rivés sur les marchés mondiaux et font tout pour adapter leurs prix afin d’éviter qu’il y ait des sorties massives d’or du pays lorsque les prix y sont moins élevés ou des entrées frauduleuses quand les prix y sont plus élevés. « Avec la hausse des prix, nous recevons beaucoup de clients qui cherchent à vendre leurs bijoux, mais ce n’est pas forcément une bonne idée. Les gens ont tendance à croire que le prix de l’or risque de chuter à n’importe quel moment et que la situation deviendrait irréversible. Ils préfèrent alors vendre tant que le cycle est encore haussier », explique un bijoutier. Pour son voisin d’en face, dans le contexte de la pandémie, les bijoutiers voient logiquement affluer des particuliers ayant besoin de liquidités ou ceux qui, à l’inverse, veulent en acheter, pariant sur une plus-value future. « On assiste, ces derniers mois, à un rebond des cours de l’or, le portant vers de nouveaux sommets. L’analyse des cours de ce précieux métal depuis deux siècles montre une grande stabilité jusqu’en 1971, date de l’abandon de la convertibilité or/dollar par les Etats-Unis, mais aussi de son mouvement erratique depuis cette date. Soumise aux lois du marché, cette matière première voit son cours dépendre essentiellement de la demande. Evolution qui confirme cet actif comme valeur refuge des temps difficiles, sans pour autant envisager sa remonétisation », analyse Henri-Louis Vedie, Senior Fellow au Policy Center for the New South et Professeur émérite à HEC Paris.

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Quoi qu’il en soit, aussi bien au Maroc qu’à l’international, le métal jaune a amorcé une forte tendance haussière après avoir atteint en 2000 des niveaux très bas en raison des perturbations géopolitiques qui sévissaient dans les pays du Golfe. Depuis cette époque, le prix de l’or avait l’ascenseur pour atteindre son pic en 2011 (1.920 dollars) à cause de la crise internationale. Au Maroc, le gramme de l’or neuf pouvait atteindre 550 DH à l’achat. Mais depuis lors, les prix ont amorcé une tendance baissière avant de se stabiliser entre 2017 et 2018, année durant laquelle le gramme se négociait entre 300 et 400 DH pour le neuf et 250 DH à la casse.

Aujourd’hui, les gains qui peuvent être réalisés sont très importants. Une ceinture en or de 300 grammes coûtait en 2018, 105.000 DH à un moment où le gramme correspondait en moyenne à 350 DH. Aujourd’hui, 1 gramme vaut 580 DH, ce qui porte le prix du même bijou à 174.000 DH, soit un gain de 69.000 DH, en l’espace de deux ans. C’est dire que le placement dans l’or est devenu plus que jamais intéressant. Et jusqu’à quand ? Selon les experts, plusieurs facteurs expliquent l’envolée de la valeur de l’or. La tendance était déjà à la hausse durant le deuxième semestre de 2019, soit avant l’arrivée de la crise sanitaire liée au coronavirus. Par la politique des Banques centrales de baisse des taux d’intérêt, les dettes publiques sont émises à des taux négatifs. Un placement sûr pour les investisseurs, mais alors sans aucun rendement, ce qui augmente l’attrait pour l’or.  Ce n’est pas tout. Selon également les experts, la guerre commerciale qui s’est déclenchée en 2018 entre la Chine et les Etats-Unis a aussi poussé les prix la hausse. Autre élément : les doutes quant à la production d’or dans les prochaines années, qui pourrait atteindre ses limites faute de nouveaux gisements. A cela, vient s’ajouter la crise économique directement provoquée par la pandémie.

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