Investissement

Orascom development holding : Ce qui a retardé la réalisation d’Oued Chbika

L’égyptien Orascom development holding s’est positionné sur la station d’Oued Chbika il y a 12 ans mais n’a pas pu réussir à sortir ce projet de terre. Samih Sawiris, PDG du groupe, a expliqué les raisons de ce retard dans une interview accordée à L’Economiste dans son édition de ce mercredi 4 décembre.


Samih Sawiris croit en ce projet et en son potentiel, même après ces années de retard et espère toujours le démarrer le plus rapidement possible, surtout qu’il a réussi à mobiliser deux autres associés: le tour-opérateur allemand FTI, ainsi que d’autres partenaires marocains, après avoir été lâché par son partenaire initial français au lendemain des attentats de Marrakech.

Le groupe a depensé jusqu’à présent 7 millions de dollars (à peu près 68 millions de DH), uniquement pour maintenir les bureaux d’étude sur place. Mais il ne pourrait pas résister éternellement. « Si nous ne démarrons pas les travaux en 2020/2021, je laisse tomber le projet », déclare Samih Sawiris.

Les raisons sont nombreuses et ne dépendent pas de l’aménageur uniquement, les crises (immobilière et financière) ont découragé plusieurs autres investisseurs qui se sont désistés de leurs projets au Maroc. « Il y a eu les attentats de Marrakech qui ont été fatals pour ce projet, puisque notre partenaire français s’est tout simplement retiré du programme au lendemain des attentats », explique Sawiris.

Le projet Oued Chbika a été relancé deux fois en 2010, selon le PDG du groupe même si Orascom development avait signé la convention en 2007 ; les autorisations n’ont été obtenues que trois années plus tard. Afin de procéder à la délimitation foncière, celles des domaines publics hydraulique, maritime, portuaire, l’assiette foncière, d’après Sawiris la consolidation de toutes ces données prend beaucoup de temps.

Pour conclure l’interview, le magnat égyptien déclare avoir reçu plusieurs autres propositions « alléchantes » pour investir dans d’autres régions au Maroc mais il ne pourra pas démarrer un autre projet sans prouver qu’il est capable d’achever celui d’Oued Chbika.

 
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