DigitalFlash-eco

Othman El Ferdaous donne un avant-goût de la feuille de route

L’Agence du développement digital (ADD), qui a tenu son premier conseil d’administration le 22 décembre 2017, constitue le vaisseau amiral du Maroc dans le domaine du digital.


C’est elle qui pilotera la stratégie nationale en la matière et les grandes ambitions du pays. Et, l’agence est d’ores et déjà à pied d’œuvre pour mener à bien ses missions. Toutefois, l’ADD attend encore sa feuille de route. À ce sujet, le secrétaire d’Etat chargé de l’Investissement, Othman El Ferdaous, a dévoilé quelques éléments clés de cette feuille de route en cours d’élaboration, en marge d’une rencontre organisée par l’APEBI (Fédération Marocaine des Technologies de l’Information, des Télécommunications et de l’Offshoring) le 23 janvier à Casablanca dans le cadre de son assemblée générale. Il s’agit des 14 premiers chantiers que cette agence va mettre en œuvre dans les tous prochains mois. D’abord, notons que le plan d’action va être axé sur quelques piliers tels que le capital humain, l’e-Gov interopérable, l’Industrie 4.0 et un écosystème de startup. L’un des premiers chantiers de l’agence sera l’adaptation du cadre réglementaire incluant les amendements nécessaires pour la mise en œuvre de projets digitaux prioritaires. « Il s’agit à ce niveau de la mise à jour du cadre réglementaire. Faut-il mettre en place une grande loi pour le digital ou pas ? Dans tous les cas, il y a un grand travail technique qui sera fait », a fait remarquer Othman El Ferdaous. Le deuxième point concerne la mise en place de l’infrastructure digitale. Ce chantier permettra la mise en place des supports nécessaires pour réussir la transformation digitale du pays. Il y a aussi le chantier baptisé « Génération digitale ». Là, il est question de lancer un programme de formation national dans le digital couvrant la formation supérieure, professionnelle et la formation continue. Un autre chantier consiste en la mise en place d’une plateforme qui permet aux jeunes d’accéder à des activités culturelles, de réserver des installations sportives ou accéder à d’autres opportunités.

La feuille de route validée lors du 2ème conseil d’administration
Concernant le volet « Gouvernement », la feuille de route prévoit, entre autres, la mise en place d’une plateforme d’échanges de données entres les administrations, ou encore une plateforme permettant d’interconnecter les bases de données des différentes administrations publiques et privées, de sorte à éviter au citoyen des allers-retours interminables en cas de procédures administratives. Notons aussi la création d’un Digital Lab au sein même de l’Agence du développement du digital. Dans le volet « Économie digitale », le premier chantier est la création d’une « Digital City », une zone dédiée à l’innovation et à l’entrepreneuriat technologique pour les entreprises innovantes. « Cette zone sera dotée d’une infrastructure aux meilleurs standards », a précisé le secrétaire d’État chargé de l’Investissement. Il y a aussi la mise en place de la « Smart Factory », une sorte d’usine digitale 4.0 dont la vocation sera de promouvoir l’usage du digital au sein des PME industrielles. Et ce n’est pas tout. On note également le programme « Digital PME » qui permettra de mettre en place un dispositif complet de digitalisation des PME avec audit en ligne, des solutions digitales clé en main et un programme de financement de la transformation digitale des PME. Les auto-entrepreneurs aussi ne sont pas en reste puisque le programme « Digital auto-entrepreneurs » va leur faciliter la vie avec la dématérialisation du dépôt de dossier et la création d’une plateforme de mise en relation des auto-entrepreneurs avec des clients potentiels.

Soulignons que l’ADD aura une relation très étroite et privilégiée avec l’APEBI. Un partenariat qui permettra entre autres d’accompagner les défis technologiques, la construction de ponts avec les écosystèmes étrangers ou encore le suivi et l’amplification dans le secteur de l’offshoring. «Le partenariat entre le public et le privé est très important dans le cadre de la transformation digitale que nous avons engagée. Ces 14 premiers chantiers font partie d’une panoplie de chantiers que nous avons retenus et qui vont être traduits dans la feuille de route de l’agence. Cette feuille de route sera validée lors du deuxième conseil d’administration de l’agence», a conclu Othman El Ferdaous.

Challengenews
Le meilleur de Challenge sélectionné par la rédaction :
 

Article précédent

L’UPM signe un accord avec l’Institut des Hautes Etudes des Communications Sociales

Article suivant

Les acteurs de la communication dénoncent la taxe d’écran