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  • Interview

    Ahmed Bernoussi: «La corruption au Maroc est devenue endémique depuis des années»

    by Mohamed Amine 3 février 2025
    written by Mohamed Amine

    Le rôle de la société civile est fondamental dans la lutte contre la corruption. Créée en 1996, dans un contexte politiquement difficile, portant encore de fortes séquelles des « années de plomb », Transparency Maroc a réussi à accumuler une riche expérience militante et à mobiliser les citoyens autour d’objectifs partagés en matière de lutte contre la corruption au sens le plus large. Ahmed Bernoussi nous offre un aperçu sur cette association, appelée certainement à contribuer activement à l’émergence d’une citoyenneté active, fondée sur des valeurs de transparence, de responsabilité et de reddition des comptes. 

    Challenge : Au Maroc, depuis de nombreuses années, la question de la corruption n’est plus un tabou. Elle est reconnue comme étant une réalité sociétale, et comme étant l’un des principaux obstacles systémiques à l’émergence d’une dynamique de changement et de développement. Quelles sont aujourd’hui les spécificités de ce phénomène et quelle est son importance au Maroc ?  

    Ahmed Bernoussi : La corruption au Maroc est devenue endémique depuis des années. Elle touche tous les secteurs économiques et administratifs, publics et privés. Ce constat est confirmé par les indices de perception de la corruption édités par Transparency International depuis plus de 20 ans et par les enquêtes récentes menées par l’Instance Nationale de Probité, de Prévention et de Lutte contre la Corruption (INPPLC).

    L’enquête menée par l’INPPLC, en 2022, auprès des citoyens montre que «Le secteur de la santé reste le plus touché par la corruption, suivi par les partis politiques, le gouvernement, le parlement et les syndicats ». Selon cette enquête, « La corruption est largement répandue dans les domaines des recrutements, nominations et évolution de la carrière dans le secteur public. Elle est aussi répandue dans les domaines des aides sociales, de l’octroi des licences d’agréments, dérogations et autorisations exceptionnelles». Elle «touche une personne sur quatre parmi les citoyens résidents. Il a également été souligné que les secteurs les plus touchés par ces pratiques sont la gendarmerie, les transports, la police, la santé dans le secteur public, la justice, l’urbanisme, l’habitat et l’immobilier dans le secteur privé ainsi que les caidats et les pachaliks ».

    De même, l’enquête auprès des chefs d’entreprises a montré que « 68% estiment que la corruption est répandue ou très répandue au Maroc ». Selon les répondants, «l’obtention des autorisations, des agréments et des autorisations exceptionnelles, des marchés et commandes publiques, ainsi que le recrutement, la nomination et la promotion dans le secteur privé, sont les trois domaines les plus touchés par la corruption. » Selon les estimations, notamment celles de la Banque mondiale, la corruption fait perdre au Maroc entre 3 et 5% du PIB, soit près de 50 Milliards de DH qui se traduit par la dégradation de la qualité des services sociaux: santé publique, enseignement…

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    Challenge : Une stratégie nationale de lutte contre la corruption a été officiellement adoptée en décembre 2015. Quel bilan sommaire est-il possible de dresser après presque une dizaine d’années ? 

    A. B. : Cette stratégie a été quasiment gelée par manque de volonté politique de mise en œuvre. La commission nationale qui devrait suivre sa mise en œuvre s’est réunie 2 fois en 8 ans, alors que le décret de sa création stipulait sa convocation au moins 2 fois par an. L’évaluation de sa mise en œuvre par l’INPPLC est mitigée dans ses rapports de 2022 et 2023. L’année 2018 a connu tout de même la promulgation de la loi 31-13 du droit d’accès à l’information. C’est une mise en œuvre de l’article 27 de la Constitution qui stipulait ce droit. Malheureusement, cette loi comporte plusieurs exceptions qui ont monté ses limites en 7 ans d’exercice. La promulgation de cette loi a permis un saut pour le Maroc dans l’indice de perception de la corruption en 2018. C’est ainsi que le Maroc a eu une note de 43/100 et s’est classé 73 sur 180 pays. Mais le gel de la stratégie n’a pas manqué de faire reculer le Maroc annuellement dans l’indice de perception de la corruption. En 2023, il a obtenu une note de 38/100 et a reculé à la 97ème place à l’échelle mondiale, soit un recul annuel de 1 point et 5 places dans le rang mondial.

    Challenge : En tant qu’acteur principal dans la société civile contre la corruption, Transparency Maroc contribue à l’éradication, ou tout au moins à la réduction de ce phénomène devenu systémique. Quels types d’actions mène TM ? Existe-t-il une coordination avec d’autres acteurs aux niveaux national et international ? L’environnement officiel est-il favorable ?

    A. B. : Depuis sa création, Transparency Maroc (TM) a mené un plaidoyer auprès des pouvoirs publics pour l’adoption d’un corpus réglementaire anticorruption et sa mise en œuvre. TM a aussi mené le plaidoyer pour la ratification de la Convention des Nations Unies Contre la Corruption (CNUCC), ratification qui a été effectivement faite en 2007. TM agit dans le cadre de collectifs et réseaux pour mener ses plaidoiries, notamment celui pour le droit d’accès à l’information depuis 2006, date de la première étude de cet outil. Toutefois, l’environnement n’est pas favorable pour les organisations de la société civile dans leurs missions. Le pays connaît des restrictions en matière de création ou de renouvellement des instances décisionnelles des associations, de la liberté de la presse et des médias. Le récent projet de code de procédure pénale transmis par le gouvernement au parlement porte des restrictions graves aux organisations de la société civile et au pouvoir judiciaire à travers les articles 3 et 7 du projet limitant l’engagement de poursuites en matière de crimes affectant les fonds publics, contrairement aux dispositions de la Constitution de 2011 et aux traités internationaux ratifiés par notre pays.

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    Challenge : Le caractère systémique de la corruption au Maroc impose nécessairement une approche réaliste à deux vitesses pour lutter contre les manifestations les plus apparentes, tout en préconisant des mesures et des actions plus profondes et durables. Quelles devraient être pour TM les urgences et les priorités stratégiques ? 

    A. B. : Depuis le 4 février 2022, TM a adressé un mémorandum au Chef du gouvernement l’invitant à donner suite à l’engagement du gouvernement de faire de la lutte contre la corruption une priorité lors de sa déclaration d’investiture. L’association a suggéré les actions prioritaires de lutte contre la corruption dans notre pays, notamment la promulgation des lois de régulation du conflit d’intérêt et la criminalisation de l’enrichissement illicite ainsi que la révision des lois de protection des témoins, victimes et dénonciateurs de la corruption, de déclaration du patrimoine et de la loi du droit d’accès à l’information..

    Challenge : Quelles sont les principales résistances rencontrées actuellement, aussi bien au niveau intra-étatique que dans l’ensemble de la société, et en particulier dans le domaine économique ? 

    A. B. : Les résistances au niveau intra-étatique se manifestent par le manque de cohérence des actions entre les différents départements, notamment entre le gouvernement et les instances de contrôle et de bonne gouvernance. Les rapports de ces dernières sont soit ignorés, soit contestés et dénigrés : Conseil de la concurrence, INPPLC, Cour des Comptes… Alors que le citoyen n’aspire qu’à bénéficier de ses droits légitimes et accéder à des services publics de qualité dans de bonnes conditions, sans être contraint de les « surpayer » de manière «informelle».

    3 février 2025 0 comments
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    Crypto-monnaies

    Le bitcoin plonge de 6%, l’ether dévisse de 26%, plombés par la guerre commerciale

    by Challenge 3 février 2025
    written by Challenge

    Les cryptomonnaies ont plongé lundi dans les échanges asiatiques, l’éther dévissant même de 26%, pâtissant de l’aversion des investisseurs pour ces actifs risqués, qu’ils liquident notamment pour combler leurs pertes sur d’autres marchés en difficulté après l’imposition de droits de douane par Donald Trump.

    Vers 04H30 GMT, le bitcoin, la plus importante devise numérique du monde par la valeur en circulation, plongeait de 4,12% à 93.045 dollars. Il a lâché jusqu’à près de 6% en cours d’échanges, tombant à 91.304 dollars.

    De son côté, l’éther, deuxième principale cryptomonnaie, dévissait de 20,3% à 2.470 dollars. Il a abandonné jusqu’à quelque 26,5%, sa plus forte dégringolade journalière depuis 2021 selon Bloomberg.

    Hautement spéculatives, les « memecoins » –cryptomonnaies sans utilité économique surfant sur l’engouement autour d’une personnalité ou d’un phénomène viral sur internet– dégringolaient également.

    Lire aussi | Bitcoin : Comment les États-Unis préparent leur révolution monétaire

    « On assiste à un effondrement généralisé des cryptomonnaies: les marchés se mettent en mode aversion au risque », soulignait Stephen Innes, analyste de SPI Asset Management.

    Surtout, « c’est une ruée pour trouver des liquidités, les opérateurs se débarrassent d’actifs spéculatifs pour se préparer à ce qui pourrait être un raz-de-marée d’appels de marge » sur les Bourses et le marché des changes, lesquels connaissent des dégringolades obligeant les investisseurs à couvrir leurs pertes, explique-t-il.

    Les marchés en Asie étaient hantés par le risque d’emballement d’une guerre commerciale, après l’imposition par Donald Trump de 25% de droits de douane sur les produits provenant du Canada et du Mexique, et de 10% supplémentaires à ceux déjà existants sur les produits chinois.

    Au risque de déclencher un cycle de représailles, de déstabiliser les échanges mondiaux, de pénaliser l’activité aux Etats-Unis comme chez ses partenaires, et de faire s’envoler l’inflation –ce qui pourrait entraîner le maintien plus longtemps de taux d’intérêt américains très élevés.

    Lire aussi | Trump réitère sa menace d’imposer aux Brics des droits de douane « à 100% »

    Face à la soudaine montée des incertitudes, les investisseurs fuyaient lundi les actifs à risques, à l’image des Bourses qui décrochaient de concert à travers l’Asie.

    De nombreuses devises –peso mexicain, dollar canadien, won sud-coréen, dollar australien…– étaient aussi sous pression, plongeant face au billet vert.

    L’or trébuchait aussi (-0,53%), voyant son statut de valeur refuge passer au second plan derrière l’urgence pour les investisseurs de lever des fonds.

    Selon des informations de presse courant janvier, l’administration Trump entend assouplir le cadre réglementaire pour les devises numériques, et envisage la création d’une réserve stratégique nationale de bitcoins, qui engloberait les avoirs existants que le gouvernement américain détient dans cette « crypto ».

    « L’ether est plus malmené (lundi) que le bitcoin ou le solana, car on s’attend à ce que ces derniers soient probablement inclus dans cette réserve stratégique », à l’inverse de l’ether, précise Jonathan Yark, du courtoier Acheron Trading. »En conséquence, l’ether est beaucoup moins résistant et sujet à une volatilité accrue ».

    Challenge (avec AFP)

    3 février 2025 0 comments
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    Météo

    Les prévisions du lundi 3 février

    by Challenge avec MAP 3 février 2025
    written by Challenge avec MAP

    Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le lundi 03 février 2025 :

    – Temps assez froid à localement froid avec de la gelée locale sur les montagnes de l’Atlas et ses régions voisines, le Rif et les Hauts plateaux orientaux notamment, la matinée et la nuit.

    – Pluies localement orageuses sur la rive méditerranéenne, le Rif, le Saiss, le nord de l’Oriental, le Loukkos et le Moyen Atlas.

    – Faibles pluies éparses sur les plaines atlantiques au nord de Safi, le sud de l’Oriental et le Haut Atlas.

    – Chute de neige sur les Haut et Moyen Atlas, le Rif et sur les Hauts plateaux orientaux.

    – Rafales de vent assez fortes sur les côtes Centre et Sud, le Sud-Est, les Haut et Moyen Atlas, le Rif et le Saiss.

    – Chasse-poussières locales sur le Sud du pays.

    – Température minimale de l’ordre de -06/03°C sur l’Atlas, de 07/14°C sur l’ensemble des côtes, le Souss et sur les provinces sahariennes et de 01/07°C sur le reste du pays.

    – Température maximale en légère hausse ou peu variables.

    – Mer peu agitée à agitée en Méditerranée et sur le Détroit, agitée à forte entre Cap Spartel et Tarfaya et agitée ailleurs.

    3 février 2025 0 comments
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    Interview

    Redouane Samlali : «Nous avons l’objectif d’atteindre 30 cliniques d’ici 2027»

    by Wafaa Mellouk 2 février 2025
    written by Wafaa Mellouk

    Oncorad Group, acteur de la santé privée vient de fêter ses 25 ans. Le groupe projette d’élargir son réseau à 12 cliniques d’ici 2025 et 30 d’ici 2030. Actuellement, le groupe possède sept établissements dans des villes comme Casablanca et Marrakech et prévoit d’en ouvrir dans des régions moins desservies telles que Nador et Fès. Depuis sa création en 2000, Oncorad se consacre à l’accès aux soins spécialisés, intégrant l’innovation, comme en témoigne une intervention chirurgicale à distance réalisée en 2024. Pr Redouane Samlali détaille dans cette interview les projets ainsi que les ambitions du groupe.

    Challenge : Quelles sont les principales orientations stratégiques qu’Oncorad Group envisage pour améliorer l’offre de soins au Maroc dans les prochaines années, et comment comptez-vous les mettre en œuvre ?

    Redouane Samlali : Chez Oncorad Group, nous avons toujours placé le patient au cœur de nos priorités, et cette vision continue de guider notre stratégie. Notre ambition pour les années à venir est de réduire les inégalités dans l’accès aux soins de santé, en renforçant notre présence dans les zones sous desservies. Nous développons actuellement un vaste réseau d’établissements médicaux, avec des ouvertures prévues dans des villes stratégiques. Ces projets permettront de rapprocher les services de santé des populations les plus éloignées, tout en garantissant une qualité de soins homogène sur l’ensemble du territoire.

    Parallèlement, nous misons sur l’innovation pour améliorer notre offre. Les solutions technologiques comme la chirurgie robotisée et l’intelligence artificielle occuperont une place centrale dans notre approche, permettant de proposer des soins plus personnalisés et adaptés. Ces initiatives seront soutenues par une gestion rigoureuse et des partenariats stratégiques, car nous croyons que l’avenir du secteur repose sur une collaboration entre expertise médicale, innovation technologique et vision éthique.

    Lire aussi | Oncorad Group célèbre ses 25 ans d’activités dans le secteur de la santé

    Challenge : Pouvez-vous partager vos projets d’expansion pour les années à venir ? Quels nouveaux services ou établissements prévoyez-vous d’ouvrir ?

    R.S. : Notre projet d’expansion repose sur une vision ambitieuse mais réaliste. Nous avons l’objectif d’atteindre 30 établissements d’ici 2027, contre 12 prévus en 2025. Ce développement s’inscrit dans une logique de proximité et d’équité, visant à offrir des soins de pointe dans des régions jusqu’ici peu desservies. Des villes comme Nador, Safi, Rabat, Tétouan et Casablanca (avec les nouvelles cliniques de Deroua, Bouskoura et Belvédère) verront l’ouverture de nouveaux établissements dans les prochains mois.

    Au-delà de l’implantation géographique, notre expansion repose également sur la diversification de nos services. Nous prévoyons de renforcer nos spécialités existantes, comme l’oncologie, la radiologie et le médico-chirurgical, tout en intégrant des services innovants tels que la chirurgie robotisée et l’intelligence artificielle à l’imagerie médicale. Ces projets témoignent de notre volonté d’anticiper les besoins des patients marocains et de répondre aux standards internationaux de la qualité des soins.

    Challenge : Quelles stratégies de financement ou montages financiers envisagez-vous pour soutenir vos projets d’expansion et garantir leur viabilité à long terme ?

    R.S. : Pour accompagner notre croissance, nous avons mis en place une stratégie financière solide et diversifiée. En 2023, nous avons levé 458 millions de dirhams, un montant qui reflète la confiance de nos partenaires et investisseurs dans la viabilité de nos projets. Cette dynamique se poursuivra grâce à l’exploration d’opportunités offertes par les marchés financiers et bancaires tant au niveau local qu’international. Les investisseurs marocains et étrangers montrent un intérêt croissant pour le secteur de la santé au Maroc, et nous envisageons de mobiliser ces ressources pour accélérer notre développement.

    Enfin, nous optimisons nos revenus en renforçant l’efficience de nos établissements existants et en développant des services personnalisés. Cette approche garantit à la fois la pérennité financière de nos projets et leur impact durable sur le système de santé marocain.

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    Challenge : Comment envisagez-vous d’intégrer les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle dans votre offre de soins future ? Quels bénéfices anticipez-vous de cette intégration ?

    R.S. : L’innovation technologique est au cœur de notre stratégie pour l’avenir. L’expérience que nous avons acquise avec la prostatectomie à distance réalisée en 2024, grâce au robot chirurgical Toumaï, illustre parfaitement le potentiel des technologies avancées pour transformer l’accès aux soins. Nous avons intégré davantage de solutions basées sur l’intelligence artificielle, en particulier dans les domaines de la radiologie et du diagnostic médical, où elle peut améliorer la précision et réduire les délais de traitement.

    Par ailleurs, nous développons des plateformes numériques qui permettront aux patients de bénéficier d’un suivi médical personnalisé et d’un accès simplifié à leurs dossiers. Nous anticipons des bénéfices significatifs de cette transition technologique, notamment une meilleure expérience pour les patients, une efficacité accrue dans les traitements, et une contribution à la modernisation du secteur de la santé au Maroc.

    Challenge : Quel est le secret d’Oncorad Group pour faire face à la concurrence croissante dans le secteur de la santé au Maroc, et quelles mesures prenez-vous pour rester compétitif ?

    R.S. : Le secteur de la santé n’est pas comparable aux secteurs industriels et/ou commerciaux. Aussi, en tant qu’opérateur médical, notre secret réside dans notre capacité à allier éthique, innovation et expertise médicale. Nous avons toujours maintenu un équilibre entre l’excellence des soins et leur accessibilité. Nous investissons continuellement dans la formation de nos équipes, car nous croyons fermement que le capital humain est le pilier de notre succès. Nos médecins et professionnels de santé bénéficient de programmes de développement qui leur permettent d’être toujours à la pointe des avancées médicales.

    En parallèle, nous intégrons les meilleures technologies pour offrir des soins innovants, tout en respectant des standards de qualité stricts. Cette approche s’accompagne d’une attention particulière à l’expérience patient, car nous sommes convaincus que la satisfaction des patients est le principal moteur de notre croissance.

    Enfin, notre stratégie d’expansion, qui nous rapproche des populations, nous permet de consolider notre position en tant que leader du secteur tout en répondant aux attentes d’un marché en pleine évolution. 

    Son parcours 
    Redouane Samlali est un éminent Oncologue et Professeur en radiothérapie, reconnu pour son expertise en cancérologie et son engagement envers l’amélioration du système de santé au Maroc. En 2000, il cofonde Oncorad Group avec le Dr. Omar Hajji, établissant un réseau multidisciplinaire qui a transformé l’accès aux soins spécialisés dans le pays. Sous sa direction, le groupe a étendu sa présence à des villes stratégiques telles que Casablanca, Marrakech, Agadir et Tanger, contribuant à positionner le Maroc comme un acteur de premier plan dans le domaine de la santé privée.
    Le Professeur Samlali est connu pour sa vision tournée vers l’avenir, visant à renforcer la gouvernance et à proposer une offre de santé performante pour tous les Marocains, où qu’ils se trouvent. Il ambitionne d’étendre l’influence d’Oncorad Group au-delà des frontières nationales, avec des perspectives africaines.

    Son Actu  
    Oncorad Group, acteur de la santé privée au Maroc, vient de marquer son 25ᵉ anniversaire. Le groupe s’est développé autour d’une approche multidisciplinaire, visant à améliorer l’accès aux soins spécialisés au Maroc.

    2 février 2025 0 comments
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    Assurances

    Les acteurs de la construction s’interrogent sur l’obligation de RC décennale

    by Wafaa Mellouk 2 février 2025
    written by Wafaa Mellouk

    Depuis le 30 décembre 2024, le secteur de la construction au Maroc est entré dans une nouvelle ère de protection avec l’instauration des assurances obligatoires, garantissant ainsi la sécurité des projets et des parties prenantes. Une mesure qui vise à renforcer la protection des parties prenantes dans les projets de construction et à garantir le respect des exigences réglementaires. Une nouveauté qui pousse les professionnels à se poser aussi plusieurs questions quant à sa mise en œuvre effective. Détails.

    L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) et la Fédération Marocaine de l’Assurance (FMA), ont annoncé l’entrée en vigueur à partir du 30 Décembre 2024 de l’obligation des assurances «Tous Risques Chantier» (TRC) et «Responsabilité Civile Décennale» (RCD). 

    La mise en place de ces nouvelles obligations fait suite à la publication au Bulletin Officiel de deux arrêtés ministériels. Le premier concerne les assurances de construction, tandis que le second définit les conditions générales-types applicables aux contrats d’assurances obligatoires TRC et RCD. Ces textes, élaborés sur proposition de l’ACAPS et en conformité avec le Code des assurances, précisent les paramètres essentiels de ces deux assurances, notamment les plafonds de garantie, les franchises, les exclusions, et les conditions générales-types.

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    En effet, l’assurance « Tous Risques Chantier » devient obligatoire pour le maître d’ouvrage durant toute la durée des travaux. Elle comprend deux garanties fondamentales : d’abord la Garantie Dommages qui couvre les préjudices matériels affectant la construction, ainsi que les matériaux et équipements utilisés sur le chantier. Mais aussi, la garantie Responsabilité Civile qui protège contre les conséquences financières des dommages causés à des tiers pendant la réalisation des travaux.

    Cette couverture assure une protection efficace tant pour le maître d’ouvrage que pour les professionnels impliqués dans le projet, et ce, jusqu’à la réception des travaux.

    Pour ce qui est de la Responsabilité Civile Décennale (Protection à Long Terme), elle concerne les professionnels chargés des travaux, tels que les architectes, ingénieurs et entrepreneurs, désormais tenus de souscrire à l’assurance  « Responsabilité Civile Décennale ». Cette couverture prend effet après la réception des travaux et demeure valide durant une période de 10 ans. Elle protège contre les dommages compromettant la solidité de l’ouvrage, tels que les effondrements liés à des défauts de construction, l’utilisation de matériaux défectueux, ou des problèmes géologiques.

    Les obligations de souscription aux assurances TRC et RCD s’appliquent à divers types de constructions, notamment celles à usage industriel, commercial, hôtelier, sportif ou d’hébergement, ainsi qu’aux bâtiments résidentiels dépassant trois étages ou ayant une superficie supérieure à 800 m². De plus, l’obtention du permis d’habiter ou du certificat de conformité sera désormais conditionnée par la présentation d’un certificat d’assurance RCD valide.

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    L’ACAPS et la FMA s’engagent donc à veiller au respect de ces nouvelles obligations, afin d’assurer une protection optimale aux assurés et aux bénéficiaires des contrats. L’entrée en vigueur de ces assurances marque un tournant significatif dans la sécurisation des projets de construction et dans la responsabilisation des acteurs du secteur.

    Cette initiative constitue un pas important vers une meilleure régulation du secteur de la construction, visant à protéger non seulement les investisseurs, mais aussi les travailleurs et les consommateurs, tout en renforçant la confiance dans les projets immobiliers au Maroc.

    Avis d’expert // Nawal Berrada,architecte

    Effectivement, beaucoup de questions restent en suspens tant que l’article de loi n’est pas sorti. Pourquoi le maitre d’ouvrage devrait-il être assuré contre les préjudices matériels liés à la construction ? La logique voudrait que ce soit l’entrepreneur, puisque c’est de son travail que sont issus ces préjudices.
    Pourquoi devrait-il également avoir une assurance de responsabilité civile couvrant tous les intervenants du chantier (architecte, ingénieur, bureau de contrôle, laboratoire) puisque ces derniers sont également assurés pour eux-mêmes et pour les dégâts qu’ils pourraient causer ?
    La responsabilité civile s’appliquant à un bien propre, il est compréhensible que le maitre d’ouvrage doive souscrire à une assurance RC sur son terrain qui reçoit les travaux. Elle l’assure lui, ainsi que les fournisseurs, et les chargés de travaux des offices de l’eau et de l’électricité qui seraient amenés à intervenir sur le chantier. Mais pas besoin de couvrir tous les professionnels impliqués.
    Concernant la responsabilité civile décennale qui est maintenant obligatoire pour les architectes, ingénieurs et entrepreneurs, comment s’applique-telle ? Quel est son avantage puisque de par la loi, les 3 intervenants ci-dessus ont une responsabilité décennale sur l’état de la construction, I ‘architecte étant le 1er responsable.
    Effectivement, si, dans un délai de 10 ans après la réception des travaux, un effondrement survient, la première personne à rendre des comptes au propriétaire et aux Autorités est l’architecte. A lui ensuite de démontrer d’où vient la faute. Cette assurance pourrait alors aider l’architecte qui pourrait se retrouver en difficulté financière pendant toute la durée de l’affaire. Mais rien n’est moins sûr.
    Ainsi, il reste beaucoup de questionnements, tant sur les polices d’assurance que sur leur exécution. Il est clair que cette décision a été prise en amont de la venue des futurs gros chantiers liés à la Coupe du Monde 2030. Toutefois, des séances d’informations devraient être fournies à l’ensemble des professionnels du bâtiment afin de nous apporter plus de clarté et que, de notre côté, nous puissions expliquer aux futurs maitres d’ouvrage une explication censée concernant ces nouveaux frais qui seront ajoutés aux coûts déjà très élevés de la construction.

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    Santé

    Moldiag réussit l’exportation de son premier kit 100% marocain de détection de la variole simienne vers plusieurs pays africains

    by Adama Sylla 2 février 2025
    written by Adama Sylla

    Le kit de détection PCR de la variole simienne, développé et fabriqué par Moldiag au Maroc (UM6P-MAScIR Mpox qPCR Kit), a été exporté vers plusieurs pays africains, dont le Burundi, l’Ouganda et la République Démocratique du Congo, marquant un succès important pour le spinoff de la Fondation MAScIR relevant de l’ l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P).

    Moldiag, une spinoff de la Fondation MAScIR rattachée à l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), a récemment réalisé une opération d’exportation réussie en livrant son premier kit 100% marocain de détection de la variole simienne (Mpox). Ce kit a été envoyé à plusieurs pays africains, notamment le Burundi, l’Ouganda et la République Démocratique du Congo (RDC).

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    Un engagement pour la coopération Sud-Sud

    Cette exportation s’inscrit dans l’engagement de la Fondation MAScIR, de ses filiales et de ses chercheurs à renforcer la coopération Sud-Sud. L’objectif est de fournir aux pays africains des solutions abordables pour le diagnostic et la prévention des maladies prévalentes dans la région, contribuant ainsi à la lutte contre l’épidémie de variole simienne.

    En 2024, l’Afrique a recensé 15 267 cas de variole simienne, avec 77 décès. Le virus a également touché d’autres continents, avec 66 806 cas en Amérique, 28 682 en Europe, 5 039 en Océanie (Pacifique Occidental), 991 en Asie du Sud-Est et 878 en Méditerranée orientale.

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    MAScIR, une institution de recherche appliquée avec des laboratoires à Rabat et à Benguérir, fait partie intégrante de l’écosystème de l’UM6P. Elle œuvre pour le développement de pôles de recherche et développement au Maroc, en particulier dans le domaine de la biologie médicale. À ce jour, elle a déposé plus de 200 brevets, publié plus de 700 articles scientifiques dans des revues internationales et réalisé une centaine de projets en collaboration avec des industriels.

    Lire aussi | Hamza Hraoui prépare le lancement de son cabinet de lobbying sur le continent depuis Casablanca Finance City

    Moldiag, un leader de l’innovation en diagnostic moléculaire

    Dans le cadre de son rôle de lien entre la recherche scientifique et les besoins du marché, la Fondation MAScIR a incubé sa spinoff Moldiag, spécialisée dans la production et la distribution de kits de diagnostic moléculaire. Moldiag est la première entreprise au Maroc autorisée à produire des kits de diagnostic moléculaire et la seule à proposer des tests entièrement développés avec des technologies 100% marocaines. Parmi ses réalisations figurent des kits de détection pour des maladies telles que la tuberculose, le cancer du sein, la leucémie et l’hépatite C.

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    Nomination

    OCP Africa a un nouveau directeur général par intérim

    by Adama Sylla 2 février 2025
    written by Adama Sylla

    Changement majeur, probablement temporaire, à la tête d’OCP Africa, filiale du groupe OCP. Le 27 janvier, le conseil d’administration a désigné Mohamed Hettiti comme directeur général par intérim, succédant ainsi à Mohamed Anouar Jamali, qui occupait ce poste depuis quatre ans.

    OCP Africa, filiale du leader mondial des phosphates et des engrais OCP, vient de nommer de Mohamed Hettiti au poste de directeur général par intérim. Cette décision a été prise par le conseil d’administration le 27 janvier, remplaçant ainsi Mohamed Anouar, qui occupait cette fonction depuis septembre 2020 avant de démissionner.

    Le conseil d’administration a exprimé sa profonde gratitude à ce dernier pour le rôle essentiel qu’il a joué dans le développement de la mission de l’entreprise, qui vise à stimuler la croissance agricole en Afrique.

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    Mission de transition

    Mohamed Hettiti a été nommé directeur général par intérim pour une période de trois mois afin d’assurer la continuité des activités de l’entreprise. Fort de plus de 25 ans d’expérience dans des rôles de direction au sein du Groupe OCP, il apportera son expertise pour conduire OCP Africa dans cette période de transition.

    Avant sa nomination, Mohamed Hettiti occupait le poste de directeur des opérations chez OCP Africa et de premier vice-président pour la région de l’Afrique de l’Est. À ce titre, il supervisait les opérations, les ventes et l’exécution des projets stratégiques.

    Précédemment, Hettiti a joué un rôle clé au sein de JESA (Jacobs Engineering SA), une filiale d’OCP, où il a acquis une expertise approfondie en gestion de programmes et en gestion opérationnelle dans le secteur de l’ingénierie.

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    Engagement en faveur de l’agriculture en Afrique

    Tout au long de son parcours, Mohamed Hettiti a démontré un engagement indéfectible en faveur de l’amélioration de l’écosystème agricole en Afrique, en occupant des postes de responsabilité dans diverses régions du continent, de l’Afrique centrale à l’Afrique de l’Ouest, puis à l’Afrique de l’Est.

    Le nouveau directeur général par intérim d’OCP Africa est diplômé de l’École Mohammedia des Ingénieurs (EMI) et possède un Executive MBA de HEC Paris, ainsi qu’un EMBA obtenu en partenariat avec la Columbia Business School. Il détient également deux certificats de la Harvard Business School en leadership exécutif transformationnel. Sa certification en tant que Project Management Professional depuis 2012 témoigne de son engagement envers l’excellence et de son impact positif sur l’agriculture à travers le continent africain.

    2 février 2025 0 comments
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    Conseil

    Hamza Hraoui prépare le lancement de son cabinet de lobbying sur le continent depuis Casablanca Finance City

    by Adama Sylla 2 février 2025
    written by Adama Sylla

    Casablanca Finance City (CFC) devient un pôle attractif pour les entreprises internationales de consulting. Après avoir agi comme spin doctor pour « l’Éléphant Vert » en France et en Afrique, et avoir lancé son cabinet d’affaires publiques internationales et communication stratégique en France en association avec le Français Guillaume Chaban-Delmas, Hamza Hraoui s’apprête à implanter sa filiale marocaine à CFC, afin de renforcer sa présence sur le continent africain.

    Hamza Hraoui, co-fondateur de MGH Partners, a récemment franchi une étape importante en ouvrant une filiale de son cabinet de lobbying à Casablanca. Cette première implantation hors de France marque une nouvelle phase dans le développement international de l’entreprise, qui a obtenu le statut Casablanca Finance City (CFC), faisant de son bureau casablancais un acteur clé dans le premier centre financier africain, classé 33e au niveau mondial selon le Global Financial Centres Index (GFCI).

    Pourquoi Casablanca Finance City ?

    Pour Hamza Hraoui, le choix de Casablanca Finance City (CFC) s’est imposé naturellement. Originaire de Casablanca, il évoque avec une touche d’humour l’attachement qu’il porte à sa ville. « D’abord parce que je suis originaire de cette ville (rires) que j’affectionne particulièrement, mais aussi en raison des nombreux avantages offerts par la place financière pour des entreprises comme la nôtre », confie-t-il. Cette décision a également été motivée par la volonté de développer les activités de MGH Partners en Afrique tout en maintenant un lien solide avec Paris, leur base. Selon Hraoui, « Casablanca Finance City est l’endroit idéal pour cela ».

    Lire aussi | L’automobile et les phosphates tirent les exportations, l’aéronautique signe la meilleure performance

    Un modèle de gestion hybride

    Pour le moment, le bureau de MGH Partners à Casablanca sera dirigé par Hamza Hraoui et son associé Guillaume Chaban-Delmas, qui superviseront l’implantation depuis la capitale française. Cependant, dans un an, ils prévoient de créer une équipe locale autonome à Casablanca, tout en conservant des liens étroits avec le siège parisien. Cette gestion hybride permettra à MGH Partners de s’ancrer profondément dans le tissu économique et politique marocain, tout en profitant des ressources et de l’expertise de son équipe parisienne.

    Une ambition de structuration des affaires publiques en Afrique

    L’ambition de MGH Partners va au-delà de l’implantation géographique. Le cabinet souhaite jouer un rôle clé dans le développement de la communication stratégique pour les dirigeants marocains et africains. En particulier, il vise à contribuer à structurer le marché des affaires publiques au Maroc, encore en développement. Hraoui et Chaban-Delmas comptent sur leur expertise pour accompagner les acteurs locaux dans la définition et la mise en œuvre de stratégies de plaidoyer adaptées aux enjeux locaux.

    Ils envisagent également de traiter des sujets plus globaux et sensibles, qui continueront d’être abordés depuis leur bureau parisien. Un choix stratégique qui leur permet de maintenir une perspective internationale tout en répondant aux besoins locaux de leurs clients.

    Lire aussi | L’Oriental fait le point du projet de développement régional doté de 250 M$ 

    Une nouvelle dynamique dans les investissements

    Aujourd’hui, le flux d’investissements des pays du Golfe vers l’Afrique connaît une forte croissance. Ce mouvement passe souvent par des hubs comme Paris ou Rabat, des villes bien connectées à l’Afrique. Pour Hamza Hraoui et son équipe, il est essentiel d’accompagner ce marché avec une compréhension fine du paysage politico-économique africain. Le cabinet MGH Partners entend apporter des clés de lecture précieuses aux investisseurs, en leur offrant une vision claire des dynamiques politiques et économiques du continent.

    Le parcours de Hamza Hraoui : de « l’Éléphant vert » à MGH Partners

    Avant de fonder MGH Partners, Hamza Hraoui a acquis une expérience précieuse en tant que spin doctor pour le groupe agricole suisse « l’Elephant vert », notamment en Afrique. Son rôle consistait à tisser des liens au plus haut niveau avec les décideurs de pays comme le Mali, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Ce fut pendant cette période qu’Hraoui a pris conscience du potentiel énorme des affaires publiques en Afrique, notamment dans le domaine de l’agriculture, un secteur essentiel mais aussi très politisé. Cette expérience l’a conduit à parcourir de nombreux pays africains, où il a observé les défis auxquels étaient confrontés les décideurs.

    Les pays africains se retrouvaient souvent confrontés à un dilemme : d’une part, l’impératif de nourrir une population en forte croissance, et d’autre part, la volonté de créer une forte valeur ajoutée à travers des exportations agricoles. Mais il manquait un outil essentiel pour défendre ces intérêts au plus haut niveau : le plaidoyer structuré. C’est ce constat qui a poussé Hraoui à collaborer avec Guillaume Chaban-Delmas pour créer MGH Partners.

    Lire aussi | Recettes Voyages, IDE, exportations, transferts MRE…les indicateurs au vert en 2024

    La genèse de MGH Partners

    La rencontre entre Hamza Hraoui et Guillaume Chaban-Delmas remonte à plus de dix ans, lorsqu’ils se sont rencontrés lors d’un stage dans un cabinet parisien. C’est à ce moment-là qu’ils ont décidé de combiner leurs forces pour fonder MGH Partners, dans l’objectif d’accompagner les dirigeants et les organisations dans un monde en constante évolution. En 2020, au cœur de la crise sanitaire, les deux associés ont concrétisé leur vision en lançant le cabinet, avec la conviction qu’il était crucial de combiner lobbying, communication d’influence et expertise géopolitique couvrant l’arc Méditerranéen, l’Europe, l’Afrique et le monde arabe.

    MGH Partners : un cabinet aux multiples expertises

    Depuis sa création, MGH Partners s’est diversifié en matière de clients et de missions. Le cabinet accompagne une grande variété d’acteurs : des ONG, des entreprises de toutes tailles, ainsi que des candidats à des élections nationales ou locales. MGH Partners possède une expertise particulière en communication électorale et stratégie politique, accompagnant des campagnes à la fois locales et nationales.

    Parmi ses clients historiques, le cabinet peut citer Sea Shepherd France, une organisation pour laquelle il a déployé un dispositif visant à préserver la biodiversité marine. MGH Partners a également été un acteur clé dans la mobilisation pour la libération de Paul Watson. Le cabinet a accompagné des entreprises comme Geocoton dans leur restructuration, toujours avec cette approche qui lie affaires publiques et communication stratégique.

    Ce qui distingue MGH Partners, c’est sa capacité à lier deux domaines essentiels : les affaires publiques et la communication stratégique. Cette synergie permet à l’entreprise d’accompagner ses clients avec une approche intégrée, offrant à la fois des stratégies de plaidoyer efficaces et des solutions de communication ciblées. Cette approche est d’autant plus importante dans un contexte international où les défis géopolitiques et économiques sont de plus en plus complexes.

    2 février 2025 0 comments
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    Météo

    Alerte. Chutes de neige et fortes pluies localement orageuses dans plusieurs provinces

    by Challenge avec MAP 1 février 2025
    written by Challenge avec MAP

    Des chutes de neige sur les hauteurs dépassant 1400 m ainsi que de fortes pluies localement orageuses sont attendues, dimanche et lundi, dans plusieurs provinces du Royaume, indique la Direction générale de la météorologie (DGM).

    Ainsi, des chutes de neige (10-20 cm) sont prévues, dimanche de 06H à 23H dans les provinces d’Ifrane, de Sefrou, de Boulemane, de Taza et Guercif, précise la DGM dans un bulletin d’alerte de niveau de vigilance « orange ».

    Le même phénomène (20-40 cm) concernera, lundi de 00H à 23H, les provinces de Sefrou, Ifrane, Guercif, Taza, Boulemane et Midelt, relève la même source.

    Des chutes de neige (10-20 cm) concerneront, lundi de 12H à 23H, les provinces de Khenifra, Azilal, Béni Mellal, Al Hoceima et Chefchaouen.

    Aussi, de fortes pluies localement orageuses (40-60 mm) sont attendues dans les provinces de Tétouan, Chefchaouen, Fahs-Anjra et Mdiq-Fnideq.

    Le même phénomène (30-40 mm) touchera les provinces de Larache, Al Hoceima, Tanger-Assilah, Ouezzane et Taounate, lundi de 00H à 23H, conclut la DGM.

    1 février 2025 0 comments
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    Commerce extérieur

    L’automobile et les phosphates tirent les exportations, l’aéronautique signe la meilleure performance

    by Challenge 1 février 2025
    written by Challenge

    Les exportations de biens ont poursuivi leur accroissement en 2024, grâce à la consolidation des ventes de l’industrie automobile, la reprise de la demande et des cours mondiaux des phosphates, ainsi que l’ascension de l’aéronautique qui signe la meilleure performance des secteurs exportateurs au Maroc.

    Dans l’ensemble, elle ont progressé de 5,8% au cours de l’année passée, pour une valeur de 454,976 milliards de dirhams (MMDH), contre 430,209 MMDH en 2023.

    Les ventes du secteur aéronautique ont atteint près de 26,45 MMDH, en hausse annuelle de 14,9%, d’après les la situation des échanges extérieur du Royaume établie par l’Office des changes., qui attribue cette amélioration à la hausse des ventes des segments de l’Assemblage de 23,6% à 17,23 MMDH et de EWIS (Electrical Wiring Interconnection System – système d’interconnexion de câblage électrique) de 1,5% à 9,1 MMDH.

    Lire aussi | Recettes Voyages, IDE, exportations, transferts MRE…les indicateurs au vert en 2024

    Quant aux phosphates et dérivés, ils ont affiché une augmentation de 13,1% à 86,76 MMDH, dont 63,82 MMDH d’engrais naturels et chimiques, 14,41 MMDH d’acide phosphorique et 8,52 MMDH de phosphates.

    A rappeler que les exportations de ces produits ont chuté de 33,6% en 2023 (76,7 MMDH), aux antipodes de la performance exceptionnelle de 2022, où ils ont connu une hausse de 43,9%, sous l’effet de la guerre en Ukraine qui a causé la flambée des matières premières.

    Lire aussi | La facture énergétique baisse de 6,5% au Maroc

    En tant que première source de devises au Maroc, l’automobile a amélioré ses exportations de 6,3% à 157,6 MMDH, profitant de la progression des ventes des segments « Intérieur véhicules et sièges » (+18,1%), « Câblage » (+6,5%) et « Construction » (+4,9%).

    Enfin, les exportations de « l’agriculture et agro-alimentaire » et de « l’électronique et électricité » ont augmenté respectivement de 3,1% à 85,81 MMDH et de 0,1% à 18,34 MMDH, tandis que celles du « textile et cuir » ont reculé de 0,5% à 45,88 MMDH.

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    Régions

    L’Oriental fait le point du projet de développement régional doté de 250 M$ 

    by Challenge avec MAP 1 février 2025
    written by Challenge avec MAP

    Le siège de la wilaya de la région de l’Oriental a abrité, vendredi, une réunion consacrée à l’examen de l’état d’avancement du projet de développement du Nord-Est 2022-2029, financé par la Banque mondiale à hauteur de 250 millions de dollars.

    Ce projet repose sur trois principales composantes, à savoir la promotion d’une approche intégrée de développement territorial, le soutien à la compétitivité et à la croissance du secteur privé et l’amélioration des infrastructures routières.

    Lire aussi | 11 usines de dessalement bientôt construites dans l’Oriental

    Les intervenants ont passé en revue les initiatives visant à améliorer l’environnement des affaires et à attirer les investissements dans la région, ainsi que les efforts déployés pour le renforcement du réseau routier, en mettant un accent particulier sur l’amélioration de la connectivité avec le port de Nador West-Med.

    Ils ont mis l’accent sur les initiatives menées pour la réhabilitation et la modernisation des centres de formation professionnelle, ainsi que les programmes dédiés à la formation des cadres et techniciens. Leur mise en œuvre progressive, prévue entre 2025 et 2027, permettra de renforcer l’employabilité des jeunes et de répondre aux exigences du marché de travail.

    Lire aussi | Nador West Med: début des acquisitions de terrains pour la ligne ferroviaire

    Le wali de la région de l’Oriental, gouverneur de la préfecture d’Oujda-Angad, Khatib El Hebil, a souligné, à cette occasion, l’importance d’une meilleure promotion territoriale afin d’améliorer l’attractivité et la compétitivité de la région de l’Oriental qui jouit d’une position stratégique et d’un immense potentiel économique.

    De son côté, le directeur pays de la BM pour le Maghreb et Malte, Ahmadou Moustapha Ndiaye, a réaffirmé à cette occasion l’engagement et le soutien continu de la BM à la croissance économique et au progrès social dans la région, dans une optique de développement inclusif et durable.

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    Monde

    Gaza: des pays arabes rejettent tout déplacement forcé de Palestiniens évoqué par Trump

    by Challenge 1 février 2025
    written by Challenge

    Les ministres des Affaires étrangères d’Egypte, de Jordanie, des Emirats arabes unis, d’Arabie saoudite et du Qatar ont rejeté samedi, lors d’une réunion au Caire, tout déplacement forcé de Palestiniens.

    Cette réunion intervient après que le président américain, Donald Trump, a évoqué l’idée de transférer les Palestiniens de la bande de Gaza vers la Jordanie et l’Egypte.

    Les ministres arabes ont aussi dit vouloir travailler avec M. Trump pour une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien vieux de plusieurs décennies, selon une déclaration commune.

    Lire aussi | Gaza: le Maroc appelle Palestiniens et Israéliens «à donner une chance à la Paix»

    Ils ont rejeté toute « atteinte aux droits inaliénables » des Palestiniens, que ce soit par « la colonisation, l’expulsion, la démolition de maisons, l’annexion et le dépeuplement (…) par déplacement, transfert encouragé ou déracinement de leur terre ».

    L’Egypte et la Jordanie, deux alliés clés des Etats-Unis, ont déjà exprimé leur rejet de l’idée lancée par M. Trump, pour, selon ses termes, « nettoyer » la bande de Gaza, où une trêve est entrée en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre entre le Hamas et Israël.

    Mercredi, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré que « le déplacement du peuple palestinien de sa terre est une injustice à laquelle nous ne pouvons pas prendre part ».

    Lire aussi | Le Hamas « ne gouvernera plus jamais à Gaza », assure un conseiller de Trump

    Samedi, les cinq chefs de la diplomatie ont affirmé qu’ils « se réjouissaient de travailler avec l’administration » Trump « pour parvenir à une paix juste et globale au Moyen-Orient, conformément à la solution à deux Etats », prévoyant la coexistence d’un Etat palestinien au côté d’un Etat israélien.

    Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, et Hussein al-Sheikh, secrétaire général du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), ont participé à la réunion.

    Lire aussi | Israël et le Hamas signent enfin un accord de cessez-le-feu après 15 mois de guerre [Vidéo]

    Deux jours après qu’Israël a rompu tous ses liens avec la principale agence d’aide de l’ONU pour les Palestiniens, l’UNRWA, les cinq ministres ont souligné son « rôle pivot, indispensable et irremplaçable », et rejeté « catégoriquement toute tentative de limiter son rôle ».

    Challenge (Avec AFP)

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