Energie

Parc éolien de Melloussa : un gouffre financier ou un rêve qui tarde à voir le jour pour le groupe Taqa ?

Le groupe Taqa poursuit ses investissements dans les énergies renouvelables au Maroc. En effet, près de huit ans après avoir lancé les travaux de développement de sa première ferme éolienne, le groupe énergéticien émirati continue d’y croire malgré le retard considérable dans l’allumage de ce projet ambitieux.


Aussi, le premier producteur privé d’électricité au Maroc (Taqa Morocco a satisfait en 2020 près de 38% de la demande nationale en électricité) vient d’injecter plus de 10 millions de DH dans sa filiale Taqa Morocco Wind Coroporation, qui développe depuis 2013 une ferme éolienne d’une capacité de 140 MW près de la zone industrielle de Melloussa, près du port Tanger Med. Cela porte à plus de 40 millions de DH les montants injectés par le groupe contrôlé par Abu Dhabi National Energy dans ce projet qui tarde à voir le jour, notamment pour sa phase 1 d’une capacité de 60 MW pour laquelle Taqa Morocco avait annoncé dès 2016 que sa phase de closing était « imminente ».

Lire aussi | Santé : le Maroc va ouvrir ses portes aux médecins étrangers

Qu’est-ce qui retarde donc ce projet qui devrait faire entrer en lice la quatrième ferme éolienne d’envergure dans le nord du pays, après celles de Khalladi (ACWA Power), Koudia Al Baida (Futuren du groupe français EDF) et le Parc éolien de Tanger (ONEE) ? Pour l’instant, rien ne filtre sur les raisons de l’allongement de façon interminable de la phase du développement du parc de Melloussa, mais il semblerait que le circuit de « permetting » connaît plusieurs goulots d’étranglement au niveau du pilote, en l’occurrence l’agence MASEN. Et cela est préjudiciable à plusieurs autres projets qui n’arrivent pas à sortir de terre. C’est dire que le changement attendu à la tête de cet organisme public, stratégique pour plusieurs projets entrant dans le cadre de la Loi 13-09, suscite beaucoup d’espoirs chez les producteurs privés potentiels d’électricité y compris Taqa Maroc qui rêve de verdir son bilan avec ses projets d’énergies renouvelables. 

 
Article précédent

Intelcia : Comment la digitalisation a transformé la relation entre acheteur et fournisseur ?

Article suivant

Les aubergines marocaines intéressent les États-Unis