Energie

Le Maroc bientôt exportateur de pétrole… vert

Le Maroc pourrait capter 2 à 4% du marché mondial de l’hydrogène, surnommé le pétrole vert.


Le Maroc pourra devenir avant 2030 un exportateur de pétrole vert, a affirmé vendredi l’Institut de Recherche en Énergie Solaire et en Énergies Renouvelables (IRESEN). L’Institut annonce que la réalisation de ses plateformes et celles de ses partenaires, dédiée à l’hydrogène et l’ammoniac verts, commencera dès janvier prochain.

L’IRESEN ajoute que  la baisse des coûts des énergies renouvelables et l’abondance de sites marocains alliant un fort ensoleillement et des vitesses de vent élevées « ouvrent de nouvelles opportunités pour produire de l’hydrogène ou des dérivés sans CO2 ». L’Institut, à travers Green Energy Park, et ses partenaires (OCP et l’Université Mohammed VI Polytechnique du côté marocain, ainsi que Fraunhofer et ses instituts du côté allemand) « mettent le turbo sur le Power-to-x (la transformation de l’électricité en un autre vecteur énergétique)  ». Parallèlement, une 3ème étude est en cours pour préparer la feuille de route du Maroc dans ce domaine très prometteur, souligne la même source.

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Selon Badr Ikken, directeur général de l’IRESEN, « le projet commencera par la mise en place d’un premier pilote pour tester plusieurs technologies de production d’hydrogène et de ses dérivés à base d’énergies renouvelables en tant que vecteur d’énergie pour la génération, le transport et le stockage de l’énergie mais aussi en tant que matière première ». Cela se fera en adéquation avec les résultats des deux premières études menées l’année dernière par trois instituts de Fraunhofer, l’un des plus grands centres de recherche appliquée au monde, précise le directeur général. Il a également fait savoir que cette technologie est complémentaire aux énergies renouvelables et permettra de décarboner différents secteurs de notre société, tout en créant une forte opportunité de développement économique et social à travers l’export.

L’hydrogène et ses dérivés gazeux et liquides pourront être utilisés pour des applications difficilement alimentées par l’électricité, notamment le transport maritime, aérien, le transport de marchandises et les voitures sur de longs trajets. Cependant, « l’hydrogène est difficilement transportable donc il faudra développer localement des infrastructures industrielles de transformation », a noté Badr Ikken. Les deux études ont démontré, d’une part, que le Maroc pourrait capter 2 à 4% du marché mondial de l’hydrogène, estimé à plusieurs milliers de TWh, et d’autre part, que ses dérivés que sont l’ammoniac vert et le méthanol pourraient être rentables à court et moyen termes. C’est pour cette raison que  l’ « IRESEN et ses partenaires ont décidé de se lancer dans cette belle aventure qui a déjà un premier partenaire, l’Allemagne », note l’Institut.  

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