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PLF 2018 : la lettre de cadrage de El Otmani

La lettre du Chef du gouvernement adressée aux ministres et aux secrétaires d’État, le 13 août 2018, dans le cadre de la préparation du projet de loi de finances (PLF) de l’année 2019, rappelle dans son introduction les principales orientations stratégiques contenues dans les derniers discours royaux appelant notamment à remettre en cause radicalement le modèle de développement en cours sur la base de réformes structurelles en vue de répondre aux attentes fondamentales et légitimes des citoyens.


Cette lettre de cadrage a ainsi été déployée eu quatre axes :

  • Le premier axe a été dédié à la priorité des politiques sociales dans les domaines de l’enseignement, de la santé, de l’emploi, de la protection sociale, du dialogue social et de l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens. C’est là un rappel explicite quant à l’urgence des besoins sociaux fondamentaux pour garantir l’équilibre et la stabilité de l’ensemble du système ;
  • Le deuxième axe traite de la continuité des grands chantiers stratégiques sectoriels pour créer les conditions favorables à l’investissement et à la création d’entreprise, conditions sine qua non à la création de l’emploi et des richesses ;
  • Le troisième axe est relatif aux grandes réformes concernant notamment la justice, la régionalisation, la déconcentration, l’administration publique, la lutte contre la corruption (…) et la réforme fiscale. C’est là un axe visant en particulier le mode de gouvernance au sein de l’État ;
  • Enfin le quatrième axe, inévitable, est surtout un rappel des contraintes et des limites auxquelles doit faire face le gouvernement. Il s’agit des équilibres macro-économiques.

Si le premier axe répond parfaitement aux orientations stratégiques exprimées par le souverain, les deuxième et troisième axes devraient cependant être profondément revus pour éviter une simple reproduction du « modèle de développement » actuellement mis en cause. C’est aussi le cas du quatrième axe qui ne doit nullement justifier l’incapacité du gouvernement à entamer un véritable processus de changement structurel. Mais le grand défi des politiques publiques est et restera la valeur ajoutée effective du gouvernement dans la déclinaison de ces orientations en programmes et en plans d’actions impactant concrètement et positivement la vie des citoyens.

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