Échanges commerciaux

Plus de 11 milliards de DH à capter à l’export en 2018

Euler Hermès Acmar a livré, le 28 novembre 2017 à Casablanca, ses prévisions pour l’année 2018, en marge de la 5ème édition de l’ « Observatoire international du commerce ».


Ainsi pour le spécialiste de l’assurance-crédit, le soutien de la production agricole à la croissance globale sera moindre comparativement à l’année précédente. La production non agricole ne devrait pas non plus faire mieux, malgré la légère accélération attendue en 2018. On note aussi que l’inflation faible restera un soutien à la croissance, compensant largement le coût de la consolidation budgétaire. Euler Hermès Acmar souligne aussi qu’il ya une difficulté pour orienter l’investissement vers des usages productifs.

« Il est clair que le niveau d’investissement étranger est assujetti à la conjoncture pas seulement économique mais aussi politique. Ce qui veut dire que le Maroc attire des pays, certes, mais pas forcément ceux qui vont avoir un investissement qui va accompagner efficacement la croissance du royaume », a fait remarquer Stéphane Colliac, Economiste Sénior chez Euler Hermès. En matière d’exportation, 1,1 milliard d’euro (11,5 milliards de DH) de nouveaux débouchés sont à capter en 2018 (+6,3%) vers les partenaires traditionnels dont la France et l’Espagne. Au sujet de la flexibilisation du dirham, le spécialiste de l’assurance-crédit estime que le Maroc n’aurait pas dû faire marche arrière.

Pour Euler Hermès, la réforme du régime de change est nécessaire pour un pays qui veut s’intégrer dans une économie mondiale plus globale. Sur le volet Entreprise, le Maroc enregistre une forte création d’entreprises depuis plusieurs années, mais en parallèle, on remarque également une nette augmentation des défaillances d’entreprises. Force est de rappeler que ces défaillances, l’année dernière, ont bondi de 23%. 2017 devrait se terminer sur une progression de 12% de cette tendance. Les secteurs les plus touchés sont ceux de la construction et de l’immobilier. Aussi, note-t-on que les délais de paiement deviennent très élevés dans les secteurs les plus capitalistiques (machines et équipements, technologie). Pour 2018, globalement, l’optimisme est de mise selon les prévisions d’Euler Hermès Acmar.

« 2018 sera assez traditionnelle en termes de débouchés pour le Maroc », assure Stéphane Colliac. Ainsi, les exportations du royaume devraient croître de 6,3%. Le spécialiste de l’assurance-crédit estime aussi que les perspectives de croissance largement positives observées en Afrique subsaharienne (notamment en Afrique de l’Ouest)  vont bénéficier au Maroc, qui est en train d’établir une relation financière avec le continent. « Les besoins de financement en Afrique subsaharienne sont estimés à 100 milliards de dollars par an, ce qui veut dire qu’il y a un appétit pour l’investissement étranger dans plusieurs de ces pays. Une opportunité donc pour le Maroc », conclut l’économiste senior d’Euler Hermès.

 
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