Industrie

Prodec. Clap de fin pour un ex-fleuron industriel

Plus de cinq ans après sa mise en redressement judiciaire, la saga du peinturier marocain Prodec prend fin de façon lugubre.

Le Tribunal de commerce de Casablanca vient de prononcer la liquidation judiciaire de la société créée en 1953 et rachetée dans la foulée par Haj Mohamed Bencherki. Il faut dire que le repreneur de cet ex-fleuron de l’industrie marocaine, en l’occurrence Costa Pro, un opérateur logistique et immobilier, ne s’est point décarcassé, ni cassé sa tirelire pour sortir de l’ornière sa nouvelle filiale. Depuis sa vente en 2016 par les héritiers Bencherki et à leur tête Said Bencherki qui l’a gérée depuis 2003, Prodec a été incapable de relever la tête avec un outil de production demeuré en arrêt. Pire encore, avec des procédures à répétition enclenchées par les banques créancières qui réclamaient un encours de 300 millions de dirhams de dettes de différentes natures, la situation de cette PME familiale qui a mal tourné n’a point motivé les rares repreneurs qui ont frappé à la porte.

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Face à une telle impasse, le juge commissaire et le président du Tribunal de commerce de Casablanca se sont résolus à ouvrir la procédure de liquidation, synonyme du démantèlement de l’outil industriel de Prodec, dont l’usine des plus modernes inaugurée en 2012 à Lakhyayta suite à un investissement de plus de 250 millions de dirhams, presque entièrement financé en dette. D’où d’ailleurs, l’origine des déboires financiers de cette société qui faisait, à son apogée, plus de 600 millions de dirhams de chiffre d’affaires et employait près de 600 salariés.

 
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